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Les enseignants francophones « optimistes » d'en arriver à une entente

L'Association des enseignants franco-ontariens (AEFO) retourne, aujourd'hui et demain, à la table des négociations avec le gouvernement ontarien. Son président, Carol Jolin, dit faire preuve d'un « optimisme modéré », à la suite des ententes de principe conclues avec deux autres syndicats d'enseignants de la province.

Des ententes de principe, qui doivent encore être ratifiées, ont été conclues entre la province et la Fédération des enseignants des écoles secondaires de l'Ontario (FEESO), puis avec l'Association des enseignants catholiques anglophones (OECTA).

Le président de l'AEFO, Carol Jolin, souligne que ces ententes de principe sont encourageantes pour son syndicat, mais il rappelle du même coup que « chaque syndicat a sa propre table de négociations ».

« Certains points sont similaires avec nos collègues anglophones, mais d'autres appartiennent définitivement à l'aspect francophone », précise M. Jolin.

Les membres de l'AEFO ont voté à 93 %, en juin dernier, en faveur d'un mandat de grève si les deux parties n'arrivent pas à s'entendre.

Ces négociations ont lieu avec la table de négociation centrale, celle qui réunit la province et les 12 conseils scolaires de langue française. Les négociations locales, par conseil, suivront ensuite.

Hausses salariales

C'est cependant à la table provinciale que sont discutés tous les enjeux monétaires, même si le gouvernement a déjà indiqué qu'il n'injecterait pas davantage d'argent dans les contrats des enseignants et que toute augmentation de salaire doit être compensée par des économies ailleurs.

La Presse canadienne, qui a obtenu une copie de l'entente avec la FEESO, écrit qu'elle prévoit une somme forfaitaire de 1 %, une hausse de salaire de 1,5 % et une journée professionnelle payée de plus.

La ministre de l'Éducation, Liz Sandals, souligne qu'elle s'attend à que les contrats se ressemblent d'un syndicat à l'autre.

« Lorsqu'un syndicat apprend que l'autre a obtenu une augmentation de salaire, les autres en veulent une aussi », dit-elle, ajoutant cependant que selon elle, son gouvernement n'a pas plié sous les demandes des enseignants.

La ministre ajoute que son gouvernement n'avait jamais demandé aux conseils scolaires d'augmenter la taille des classes et que celle-ci restera inchangée.

Après l'AEFO, les enseignants des écoles publiques élémentaires anglophones doivent aussi s'entendre avec la province. Ils pourraient déclencher une grève du zèle, dès la rentrée, sans un nouveau contrat de travail. Leurs négociations débutent le 1er septembre.

Les 130 000 enseignants de l'Ontario, dans quatre syndicats, sont sans contrat de travail depuis un an.

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