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Les Franco-Ontariens veulent se voir davantage à Radio-Canada

Comment intéresser les jeunes, refléter les succès des francophones et faire du journalisme de qualité, qui aura un impact? Ces thèmes sont au coeur des préoccupations de la quarantaine de personnes réunies mercredi soir au Centre canadien de radiodiffusion, au centre-ville de Toronto, pour l’Assemblée publique de consultation de Radio-Canada en Ontario.

Le public pouvait également participer aux discussions grâce aux médias sociaux. Des milliers de personnes ont suivi l’événement sur le site web de Radio-Canada et sur Facebook.

Daniel Giroux, président du Collège Boréal, constate que les jeunes qu'il côtoie sont peut-être moins attachés à Radio-Canada que les plus vieux. Il rappelle que ces jeunes de 17 à 25 ans sont « l'avenir de la francophonie ».

Le directeur général des services régionaux, Marco Dubé, reconnaît que c'est un sujet de préoccupation. « Je pense que [la solution] passe par les appareils mobiles que cette génération utilise; il faut s'adapter à leur façon de consommer les contenus, adapter nos façons de faire. Et c'est pour ça qu'on a adopté le virage numérique. »

Il note d'ailleurs qu'une grande partie du réinvestissement est dirigé vers les services numériques. Il pense qu'il est important aussi de développer une relève parmi les employés de Radio-Canada.

Le directeur des services régionaux pour l'Ontario pense qu'il faut établir un lien avec les jeunes plus tôt encore, quand ils sont à l'école. « L'école, c'est la porte d'entrée de la communauté, constate Pierre Ouellette, c'est l'ancien perron de l'église. »

« Quoi faire pour attirer les jeunes, lance Carol Jolin de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, il faut parler de nous! »

Mieux refléter l'Ontario

Plusieurs personnes présentes souhaitent d'ailleurs qu'on fasse appel davantage aux experts de la province, pour commenter l'actualité.

Des participants déplorent aussi que la programmation nationale cible souvent l'auditoire québécois, une plainte qui revient régulièrement.

Diane Chaperon-Lor, du Club canadien, dit qu'elle apprécie beaucoup le travail des journalistes locaux. Elle rappelle que si Toronto est une région pour Radio-Canada, c'est aussi la métropole du pays. « Et on aimerait voir ça se refléter. »

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