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Les frigos contre le gaspillage alimentaire gagnent en popularité en Outaouais

Lancés il y a un peu plus d'un an, les « frigos anti-gaspi » sont de plus en plus populaires en Outaouais. Il s'agit de réfrigérateurs en libre-service où toute personne peut laisser des denrées ou venir en chercher.

Face à cet engouement, une dizaine de nouveaux appareils verront le jour d’ici le printemps prochain, dont un à la Maison communautaire Daniel-Johnson (MCDJ) du secteur de Hull, dans les prochaines semaines.

Avec les « frigos anti-gaspi », non seulement les usagers peuvent limiter leur gaspillage alimentaire, mais ceux qui ont besoin de nourriture peuvent aussi venir en chercher à tout moment de la journée.

« Ils sont ouverts à tous. [...] Il n'y a pas de critères d'admissibilité », explique la chargée de projet de l'Escouade anti-gaspillage alimentaire [sic] de la Table de concertation sur la faim et le développement social de l'Outaouais (TCFDSO), Maxine Cléroux.

Depuis un an, l'Escouade a fait 60 activités de plantation et de récolte dans les champs, avec le soutien de 200 bénévoles, ce qui permet d'augmenter la quantité de denrées offertes dans les réfrigérateurs du programme.

L'Escouade a pu récupérer 20 000 kilogrammes d'aliments chez 24 agriculteurs donateurs de la région. Mais Mme Cléroux espère pouvoir convaincre davantage de commerçants, notamment des traiteurs et des boulangers de donner leurs surplus alimentaires.

Une aide nécessaire

En Outaouais, quelque 29 000 personnes vivent dans « [l']insécurité alimentaire modérée ou grave », souligne la TCFDSO. « C’est énorme. C’est inacceptable », commente la coordonnatrice de l'organisme, Nathalie McSween.

Les familles de réfugiés, qui sont en situation de vulnérabilité quand elles arrivent, sont touchées par la faim. C'est aussi le cas des jeunes adultes et des travailleurs qui cumulent plusieurs emplois sans parvenir à joindre les deux bouts.

Mme McSween affirme qu'avec la hausse des prix des aliments, on peut s’attendre à une hausse de la demande dans les banques alimentaires. « C’est vraiment un problème de société », commente-t-elle.

Or, une grande partie des besoins ne sont pas comblés par les banques alimentaires et les « frigos anti-gaspi » constituent donc une ressource supplémentaire.

Avec les informations du journaliste Mathieu Nadon

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