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Les Gee-Gees en guerre contre les commotions cérébrales

Les athlètes des équipes sportives de l'Université d'Ottawa font leur part pour prévenir les commotions cérébrales. Les Gee-Gees ont participé à la campagne Team Up, Speak Up de la Concussion Legacy Foundation, présente au Canada et aux États-Unis.

Un texte de Jonathan Jobin

Dans une série de vidéos publiées sur les médias sociaux, on voit des membres des Gee-Gees s'engager à intervenir auprès d'un coéquipier s'ils croient qu'il souffre d'une commotion.

« Ne rien dire, ce n'est pas une option », dit Brigitte Lefebvre-Okankwu de l'équipe de basket-ball féminin.

« Je serai toujours présent pour mes coéquipiers », ajoute Kevin Domingue de l'équipe de hockey masculin.

L'Université d'Ottawa et son service des sports veulent aider à contrer ce fléau. Le problème a été soulevé à de nombreuses reprises dans la région depuis la mort de Rowan Stringer en 2013. La joueuse de rugby de 17 ans est morte après avoir subi plusieurs blessures à la tête en pratiquant son sport préféré.

« On a vu trop souvent des joueuses camoufler leurs symptômes pour continuer à jouer », mentionne Alexandra Ondo, qui fait partie de l'équipe féminine de rugby des Gee-Gees.

« J'ai une amie qui a souffert de commotions cérébrales. Elle n'a pas pris ses symptômes assez sérieusement et encore aujourd'hui, elle a des problèmes d'équilibre », indique la jeune femme.

Les Gee-Gees espèrent que la campagne va sensibiliser tous ses athlètes à l'importance d'agir lorsqu'un sportif est victime d'une commotion cérébrale. On vise un changement de culture entourant les commotions cérébrales dans le monde du sport.

« On en parle beaucoup plus qu'il y a 30 ans et que lorsque j'étais un athlète dans les rangs universitaires », mentionne l'entraîneur-chef de l'équipe de hockey masculin, Patrick Grandmaître, qui a lui-même subi huit commotions cérébrales.

Même si ce genre de campagne ne fait pas évoluer les mentalités instantanément, Grandmaître a bon espoir que ce sera un pas en avant.

« Ça fait partie d'un gros mouvement qui aide à amener du changement à long terme. Mon assistant et moi avons arrêté nos carrières en raison de commotions. Nous sommes conscients des impacts des commotions et les recherches le prouvent de plus en plus », conclut l'entraîneur, qui souhaite que ses joueurs soient à l'aise de parler d'une situation problématique.

Des associations sportives de partout en Amérique du Nord ont participé à la campagne Team Up, Speak Up, de même que des vedettes comme l'ancien hockeyeur Eric Lindros et le gagnant du Super Bowl Leonard Marshall.

Les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa comptent environ 1000 étudiants-athlètes.

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