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Les grandes lignes de la stratégie ontarienne pour lutter contre les changements climatiques

La première ministre de l'Ontario n'arrivera pas les mains vides à la conférence sur le climat qui doit se tenir à Paris la semaine prochaine. Kathleen Wynne a présenté les grandes lignes de sa stratégie à long terme pour lutter contre les changements climatiques de la planète.  

La première ministre a souligné que la stratégie touche tout particulièrement le transport, l'industrie et la construction puisque ce sont les trois secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre.  Elle a précisé que les modalités exactes de la stratégie n'étaient par prêtes mais qu'il fallait mettre en place le cadre qui structurerait les programmes.

Parmi les mesures, la première ministre a dit qu'il serait question de constructions de trains légers et de transport en commun électrifié, des incitatifs aux consommateurs pour qu'ils achètent des voitures électriques ou hybrides, des incitatifs pour la construction écologique d'édifices, et du financement pour les compagnies qui développent des technologies vertes.

Le gouvernement va aussi déposer un projet de loi, qui enchasserait le programme de plafonnement et d'échange de drois d'émission dans la loi. La première ministre affirme que cette loi obligerait le gouvernement a être redevable.

La province s'est donné l'ojectif de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 80 % sous le niveau de 1990, et ce, d'ici 2050.  Kathleen Wynne a expliqué qu'elle dévoilait sa stratégie aujourd'hui, quelques jours avant la Conférence de Paris sur le climat afin de pouvoir offrir un apperçu de ce que la province prévoyait faire dans ce dossier dans les mois et les années à venir.

La première ministre a aussi discuté de la question avec ses homologues provinciaux et fédéral, lundi, à Ottawa.

Sa stratégie repose en particulier sur la création d'un système de plafonnement et d'échange pour les émissions de gaz à effet de serre. Ce marché du carbone, auquel participent déjà le Québec et la Californie, notamment doit être en vigueur en Ontario en 2017, avec l'imposition de quotas aux pollueurs et la possibilité, pour les entreprises plus vertes, de vendre des crédits à d'autres compagnies.

Le ministre de l'Environnement et de l'Action en matière de changement climatique, Glen Murray, a dit qu'il présentera en janvier son plan quinquennal de réduction des émissions. Il prévoit une réduction de 15 % de la production de dioxyde de carbone, toujours par rapport au niveau de 1990, avant 2020.

Source de revenus

Le marché du carbone pourrait rapporter 2 milliards de dollars par année à l'Ontario, de l'argent que la première ministre s'est engagée à réinvestir dans des initiatives qui permettront de réduire encore davantage l'empreinte écologique de la province

Les industries qui produisent plus de 25 000 tonnes de gaz à effet de serre par année pourront acheter ou vendre des quotas de carbone selon leurs émissions.

Aujourd'hui Glen Murray a affirmé que les mesures ne devraient pas avoir d'impact financier pour les Ontariens grâce aux initiatives provinciales, qui restent à préciser.  Toutefois au Québec le marché du carbone a fait augmenter le prix de l'essence pour les consommateurs. 

Le fonctionnement du système reste aussi à préciser, et dépend notamment du résultat des consultations présentement en cours à l'échelle de la province. Cette discussion sur la réglementation du marché du carbone doit se conclure ce printemps.

Le vice-président des affaires publiques de General Motors, David Paterson a participé au point de presse. Il a applaudi les mesures prises par le gouvernement provincial en soulignant que la province a pris le temps de consulter le secteur privé dans l'élaboration de sa stratégie. David Paterson ajoute qu'il estime qu'il est valable de donner une valeur au carbone. GM, qui a trois usines en Ontario, est un des plus importants fabricants de véhicules électriques.

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