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Les Grands Frères Grandes Soeurs de l'Outaouais appuient leur directrice générale

Les Grands Frères Grandes Soeurs (GFGS) de l'Outaouais ont refusé de commenter pour le moment notre reportage sur leur directrice, Yvonne Dubé, qui s'est fait passer pour une avocate entre septembre 2011 et mars 2012. L'organisme a toutefois déclaré, par courriel, qu'il réitérait sa confiance en sa directrice générale.

« Oui, elle [Yvonne Dubé] a la confiance totale de son conseil d'administration », a écrit Patrick Voyer, qui gère les communications des Grands Frères Grandes Soeurs de l'Outaouais.

Les GFGS du Canada ont également réagi par courriel, en fin d'après-midi vendredi. Le président et chef de la direction intérimaire de l'organisme national, Matthew Chater, a expliqué que le conseil d'administration de chaque organisme membre est responsable de l'embauche de son directeur général et qu'il doit se conformer à un code de déontologie.

Cependant, les GFGS du Canada n'ont pas réagi sur les faits présentés dans notre reportage de jeudi sur Yvonne Dubé, qui s'est faussement présentée comme avocate entre septembre 2011 et mars 2012. M. Chater a indiqué « ne pas être en position de se prononcer sur les activités opérationnelles d'un organisme membre ».

L'organisme national nous a dirigés vers les GFGS de l'Outaouais, qui ont toutefois décliné nos demandes d'entrevues. Nous avons tenté de joindre plusieurs membres actuels du conseil d'administration des GFGS de l'Outaouais, sans succès.

Tensions au sein des GFGS de l'Outaouais

Plusieurs membres du conseil d'administration et du comité de direction de l'organisme caritatif ont démissionné au cours des derniers mois.

Trois des quatre membres du comité de direction – le président, le vice-président et la secrétaire – sont partis, tout comme deux autres administrateurs.

En tout, cinq personnes au conseil d'administration, sur les neuf postes, ont quitté l'organisme. Ils ont été remplacés par de nouveaux membres.

Selon des informations colligées par Radio-Canada, il y avait des tensions entre certains membres du conseil d'administration et la directrice générale, Yvonne Dubé.

L'ancien vice-président, Pierre Samson, l'un des démissionnaires, affirme avoir voulu mettre de l'ordre dans l'organisme. Il voulait créer des comités pour la gouvernance, les finances et l'éthique. Chose qu'il n'a pas été en mesure de faire.

« Elle [Yvonne Dubé] me dit qu'elle ne veut pas de comités. Elle me dit : ''Tes comités, ça ne fonctionne pas.'' Alors moi, j'ai dit qu'il n'y a pas de contrôle, il n'y a pas d'états financiers vérifiés », explique M. Samson.

François Desrochers, un autre ancien membre démissionnaire du conseil d'administration des GFGS de l'Outaouais, corrobore les propos de M. Samson.

« Mme Dubé m'a parlé de ça, comme quoi ce n’était pas comme ça que l'organisme était organisé pour fonctionner », relate-t-il.

M. Desrochers dit qu'il appuyait les démarches de Pierre Samson pour augmenter les contrôles en matière de gouvernance et d'éthique au sein de l'organisme.

L'organisme affirme qu'il donnera sa version des faits sur ces tensions dans une conférence de presse en début de semaine et pour faire le point sur la situation.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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