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« Les héros du sport » : le tir au poignet, une épreuve de « force, de tactique et de stratégie »

Après avoir mis ses deux enfants au lit, Philippe Lauzon descend au sous-sol de la résidence familiale de Hawkesbury, dans le gym qu'il y a aménagé. Ses vendredis soirs sont consacrés à un sport qui le passionne et qui sort des sentiers battus : le tir au poignet.

Un texte de Kim Vallière

Le Franco-Ontarien a toujours été attiré par les sports de force. À l’adolescence, il remportait déjà les épreuves de tir au poignet pendant les carnavals à l’école secondaire.

Puis, il y a 10 ans, une publicité à la radio l’a attiré à son premier tournoi, à Gatineau.

« J’ai découvert qu’il y a une culture du tir au poignet, qu’il y a des ligues. Je n’étais pas au courant de ça », rapporte le professeur d’éducation physique de 36 ans. « Je me suis rendu compte assez vite qu’il y avait des femmes et des hommes assez forts et bien entraînés pour ça. »

Philippe Lauzon s’est lancé dans l’aventure sans plus attendre. Il pouvait déjà compter sur sa puissance musculaire, mais il a compris que le tir au poignet demandait plus que de gros biceps.

« Ça prend aussi une force au niveau des tendons et le contrôle de la main de l’adversaire, c’est vraiment la clé », explique-t-il.

Sa force et sa technique ont continué de s’améliorer, si bien qu’il a terminé sur le podium à de nombreuses reprises dans des tournois de l’Est ontarien et sur la scène provinciale, en plus d’obtenir une médaille d’argent au Championnat canadien.

Un entraînement spécifique

Philippe Lauzon ne prend pas le tir au poignet à la légère.

Le professeur à l’École secondaire catholique régionale de Hawkesbury fait deux entraînements complets chaque semaine pour maintenir sa forme physique.

Il ajoute une séance hebdomadaire en compagnie d’autres tireurs, dont le champion du monde en titre, l’Ottavien Devon Larratt, en plus de faire des exercices adaptés aux besoins de sa discipline.

« Les tendons sont beaucoup plus longs à développer que les muscles. Il faut donc faire une série de petits exercices qui nous rendent forts pour ce sport-là », mentionne celui qui s’est doté de tous les appareils nécessaires pour s’entraîner chez lui spécifiquement pour le tir au poignet.

Il utilise une serviette pour soulever les poids et fait des tractions avec une barre mobile, question de faire travailler les tendons de ses avant-bras.

Déroulement d’un tournoi de tir au poignet

Par un bel après-midi de septembre, des dizaines d’hommes et de femmes sont regroupés autour de deux tables.

Ils attendent impatiemment leur tour pour compétitionner au tournoi de tir au poignet du Festival de la bine à Plantagenet, dans l’Est ontarien.

« Au niveau du rush d’adrénaline, c’est l’équivalent de quelqu’un qui s’en va dans un combat. C’est un contre un. On mesure la force, la tactique et la stratégie », souligne Philippe Lauzon.

L’événement se déroule par catégories, en fonction de l’expérience des athlètes. Ils vont tour à tour à la table pour s’exercer du bras droit et ensuite du bras gauche.

Le résident de Hawkesbury croit qu’il est important de développer une force similaire dans les deux bras, afin de pouvoir être compétitif dans les deux épreuves.

Son conseil pour quelqu’un qui veut commencer dans le sport?

« Sois patient, ça se développe sur des mois et des années. Et sois prêt à perdre souvent. C’est le métier qui rentre, même les meilleurs de tous les temps ont déjà perdu », conclut-il.

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