Les neuf derniers mois de la vie de Catherine Traer ont été un peu fous. La joueuse de basketball de Chelsea a participé à trois compétitions internationales, dont les Jeux du Commonwealth, qui se sont conclus dimanche, en plus de remporter le Championnat canadien universitaire avec les Ravens de Carleton.

Un texte de Kim Vallière

Traer ne revient pas de l'Australie avec la récompense rêvée. Elle et ses coéquipières canadiennes se sont inclinées en finale de la médaille de bronze des Jeux du Commonwealth devant la Nouvelle-Zélande. Une défaite de 74-58 un peu difficile à avaler.

« C'est sûr que c'est décevant. On s'attendait à finir sur le podium », explique-t-elle de l'aéroport de Vancouver, où elle attendait sa correspondance vers Ottawa après un vol de 15 heures en provenance de la Gold Coast australienne.

La formation canadienne était l'une des plus jeunes aux Jeux du Commonwealth et devait se mesurer à des formations, comme celle du pays hôte, qui comptaient sur des joueuses professionnelles.

« Les joueuses prennent de meilleures décisions et si tu fais une erreur en défense, elles vont te faire payer. Elles savent exactement quelle passe faire, quel jeu faire pour pouvoir marquer », observe Traer, qui revient avec des leçons importantes dans ses bagages. « Je pense que, dans le futur, je pourrai jouer de manière plus confiante au niveau international. »

L'ailière a marqué six points dans la finale pour le bronze, une occasion d'apprentissage pour elle qui portait le chandail à feuille d'érable pour la quatrième fois à des grands rendez-vous sportifs. Elle a aussi participé aux Jeux de la Francophonie en 2013 et 2017, en plus de représenter le Canada aux Universiades d'été à Taipei, en août dernier.

« Les Jeux du Commonwealth sont de loin les meilleurs jeux auxquels j'ai participé. Le village des athlètes était incroyable, l'organisation et les bénévoles étaient incroyables [...] c'était vraiment une expérience inoubliable », mentionne l'athlète de 1,85 mètre.

Ce qu'elle retient surtout de ces jeux, ce sont les moments partagés avec ses parents. « C'était vraiment émouvant pour moi de les avoir là », raconte Traer. Il y a un an presque jour pour jour, son père était hospitalisé en raison de problèmes cardiaques. Il a toutefois pu se rendre en Australie pour assister aux exploits de sa fille.

Prochain arrêt : l'Europe

Le repos devra attendre dans la vie de la jeune femme de 23 ans. Elle termine dans deux semaines un stage aux Nations Unies à Ottawa, la dernière pièce manquante avant d'obtenir son diplôme de maîtrise en sciences politiques de l'Université Carleton.

Après sa graduation, elle commencera à penser à la prochaine étape, celle de jouer au basketball professionnel en Europe. « Dès la fin du mois d'avril, je vais commencer à faire mes recherches et commencer à parler à des agents et des équipes », indique la native de l'Outaouais.

Son parcours universitaire atypique se terminera après six ans. Elle a amorcé ses études à l'Université d'Ottawa en 2012, où elle jouait avec les Gee-Gees. Après avoir complété son baccalauréat, elle a choisi de poursuivre sa carrière avec les Ravens de l'Université Carleton, les grandes rivales des Gee-Gees.

Elle a participé au Championnat universitaire canadien à quatre reprises, deux fois avec chaque équipe. Elle a finalement remporté le titre en mars, le premier de l'histoire des Ravens, après une saison sans défaite.

« C'était les meilleures six années de ma vie. D'avoir la chance de jouer pour deux équipes très talentueuses [...] je suis vraiment chanceuse d'avoir eu cette possibilité-là », raconte Traer. « Je n'aurais pas pu finir d'une meilleure façon, je pense que de gagner le championnat national, ç'a tellement bien résumé ma carrière universitaire. »

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