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Les Junos rapportent à Ottawa, mais pas nécessairement à Gatineau

Les retombées économiques du 46e gala des prix Juno ne seront pas forcément les mêmes à Ottawa qu'à Gatineau.

Plusieurs milliers d'amateurs de musique se retrouvent en fin de semaine pour célébrer les prix Juno dans la capitale nationale. Depuis vendredi, des spectacles ont lieu des deux côtés de la rivière et pour les membres de l'industrie musicale ottavienne, l'événement permet de montrer qu'Ottawa n'a rien à envier aux grandes villes comme Toronto ou Vancouver.

« On est en train de montrer qu'à Ottawa, il y a quelque chose qui se passe et qu'on est capable d'accueillir ce genre d'événement là. C'est une place pour venir faire affaire aussi dans l'industrie de la musique », a expliqué la directrice générale de l'Association des professionnels de la chanson et de la musique, Natalie Bernardin.

De nombreux agents, producteurs et artistes visitent la capitale nationale cette fin de semaine et leur présence stimule l'économie de la région.

« Ils restent dans nos hôtels, ils visitent nos attractions, ils mangent dans nos restaurants, alors c'est vraiment un impact économique important pour Ottawa », a expliqué Jantine Van Kregten, de Tourisme Ottawa.

Moins d'effervescence à Gatineau

Le ton est différent de l'autre côté de la rivière, à Gatineau, où un seul endroit présente des spectacles dans le cadre des festivités. L'un des responsables du Minotaure, dans le secteur de Hull, constate que l'organisation de cette grande fête est laborieuse.

« Avec nos propres productions, on sait suffisamment d'avance pour faire une promotion adéquate. C'est un peu ça qui était difficile au niveau des Junos, puis de l'annonce des groupes, même si ça fait longtemps qu'on sait qu'on va avoir des spectacles on ne savait pas encore qui allait performer jusqu'à il y a quelques semaines », a expliqué Mathieu Vilandré, responsable au Minotaure.

En regardant l'achalandage des derniers jours, M. Vilandré ne croit pas que les retombées seront si importantes pour l'établissement et les commerces du secteur.

« Souvent, les gens vont dans les restaurants avant un spectacle et on voit l'impact direct avec les autres établissements. Mais dans le cadre du JUNOfest, l'achalandage n'est pas assez grand pour qu'il y ait une influence de cette nature-là », a-t-il dit.

Au-delà des retombées pour son établissement, Mathieu Vilandré estime qu'il y a quand même une certaine fierté à participer à un événement comme les Junos et qu'en dépit de certains motifs d'irritation, il serait preneur pour renouveler l'expérience.

D'après le reportage de Mireille Langlois

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