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Les manifestations pro et anti-immigration dégénèrent sur la colline du Parlement

Des manifestants pro et anti-immigration se sont affrontés, samedi matin, lors d'un rassemblement sous haute surveillance policière, sur la colline du Parlement à Ottawa.

Quelques débordements ont eu lieu peu après midi et la tension a été palpable tout le long du rassemblement qui a débuté à 11 h et qui s'est terminé vers 13 h 30.

Les policiers ont tenté de garder les deux groupes séparés, d'un côté, les manifestants anti-immigration, et de l'autre, les pro-immigration, qui se disent aussi « antifascistes ».

Mais certains manifestants pro-immigration, venus en plus grand nombre, ont passé le barrage que formaient les policiers pour se précipiter sur des manifestants anti-immigration. Certains d'entre eux se sont battus à coups de poing.

L'escouade tactique lourdement armée de matraques et de boucliers est arrivée sur les lieux avec des agents de la GRC. Ils ont réussi à repousser les manifestants pro-immigration.

Parmi les personnes rassemblées, certaines portaient des foulards rouges autour du visage, tandis que d'autres avaient la figure entièrement cachée par un masque noir.

La police n'a pour le moment procédé à aucune arrestation, selon la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

Une dénonciation des politiques d'immigration du gouvernement

L'événement a été organisé par la Coalition canadienne des citoyens inquiets (Canadian Coalition of Concerned Citizens [CCCC]). Il visait notamment à dénoncer « l'échec des politiques frontalières » et les « stratégies coûteuses d'immigration ».

« Les politiques de Justin Trudeau nous dérangent. Les choses qui m'inquiètent le plus, ce sont les immigrants illégaux qui rentrent dans le pays. Il devrait faire un tweet disant que le monde qui rentre devrait rentrer de façon légale. Il devrait engager plus de personnel sur le terrain », a dit Georges Hallak, le fondateur de la CCCC.

M. Hallak aimerait que le Canada engage plus de personnel douanier. Il craint que le Canada héberge des gens avec un dossier criminel et qu'ils commettent un crime au Canada.

De plus, ils voudraient que les immigrants suivent des cours pour acquérir les valeurs canadiennes.

« On veut [...] qu'ils prennent des cours pour s'assurer que leur mentalité ou les lois qu'ils avaient dans leur pays, qu'ils sachent que certaines choses ne sont pas permises [au Canada]. Je ne vois pas que Justin Trudeau et les libéraux sont en train d'éduquer les immigrants », a expliqué M. Hallak.

Plus de personnes à la contre-manifestation

Davantage de manifestants pro-immigration que de personnes anti-immigration étaient sur place. On dénombrait une centaine de manifestants antifascistes, contre une poignée de militants anti-immigration.

Sandrine Oka tenait à prendre part au rassemblement.

« En tant que membre de la communauté, je trouve que c'est mon devoir de venir et de dire haut et fort avec les autres membres de la communauté que le racisme, l'intolérance, la xénophobie et le fascisme ne sont pas tolérés dans notre communauté », a-t-elle déclaré.

Postes frontaliers visés par la droite identitaire

Une autre manifestation qui oppose pro et anti-immigration a lieu samedi après-midi au poste frontalier de Saint-Bernard-de-Lacolle, au sud de Montréal. Une centaine de manifestants antifascistes et environ 150 manifestants anti-immigration sont présents.

Ailleurs au Canada, des groupes de la droite identitaire comptent manifester près d'autres postes frontaliers qui ont connu un afflux important de demandeurs d’asile, dont Emerson au Manitoba ou Saint-Stephen au Nouveau-Brunswick.

Des face-à-face entre militant pro et anti-immigration sont aussi attendus à Regina, Edmonton et Vancouver.

Avec les informations de Jérôme Bergeron et de Florence Ngué-No

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