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Les opposants à l'oléoduc Énergie Est crient victoire à Ottawa et Gatineau

Les opposants au projet d'oléoduc Énergie Est à Ottawa et à Gatineau ont poussé jeudi un soupir de soulagement à l'annonce de l'abandon du projet.

TransCanada a décidé de mettre un terme à ce projet controversé qui a suscité l'opposition de bon nombre de citoyens, de groupes écologiques et de gouvernements des deux côtés de la rivière des Outaouais. Les opposants soutenaient que ce projet de 15 milliards mettait en péril le climat et l'eau potable et qu'il était incompatible avec les engagements internationaux du Canada en matière de lutte aux changements climatiques.

Le chargé de projet contre Énergie Est à Écologie Ottawa, Anthony Garoufalis-Auger, attribue le recul de TransCanada à l'opposition citoyenne.

Le coordonnateur du groupe Stop Oléoduc Outaouais, Réal Lalande, a fait beaucoup de travail pour convaincre les municipalités d'endosser cette cause. Selon lui, il s'agit aussi d'une grande victoire pour les groupes environnementaux, de bon augure pour l'avenir.

« Il faut que les projets soient plus sécuritaires et considèrent l'environnement, qui, finalement, pour les êtres humains, est plus important que la situation économique à court terme », a affirmé M. Lalande.

Les maires d'Ottawa et de Gatineau également satisfaits

Les maires d'Ottawa et de Gatineau ont accueilli favorablement la décision de TransCanada d'abandonner le projet d'oléoduc Énergie Est.

« Ce sont de bonnes nouvelles pour l'environnement et de bonnes nouvelles pour la rivière Rideau, beaucoup de personnes habitent dans ce coin-là et la Ville d'Ottawa avait des inquiétudes », a souligné le maire d'Ottawa, Jim Watson.

L'oléoduc d'Énergie Est serait passé à côté du village de Stittsville, dans l'ouest d'Ottawa.

À Gatineau, le maire sortant, Maxime Pedneaud-Jobin, s'est également dit satisfait de la décision prise par l'entreprise albertaine. Selon lui, la prise de position des villes du Québec a certainement eu un impact déterminant sur l'avenir du projet.

« On comprend qu'on utilise encore le pétrole, mais il faut investir dans la transition vers des énergies vertes », a indiqué M. Pedneaud-Jobin. « Pour moi, ce projet-là, c'était un peu l'inverse, c'était encourager l'exploitation des sables bitumineux, alors que c'est le contraire qu'il faut faire. »

La Ville de Gatineau s'était formellement opposée au projet Énergie Est en raison des risques potentiels de fuites dans les sources d'eau potable, comme la rivière des Outaouais, et aux impacts potentiels sur la biodiversité.

Avec les informations de la journaliste Florence Ngué-No

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