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Les organismes d'éducation populaire manifestent pour leur survie

Une vingtaine de personnes ont dénoncé vendredi lors d'une manifestation à Gatineau le manque de financement de la Table ronde des organismes volontaires d'éducation populaire de l'Outaouais (TROVEPO).

Les activités de ce regroupement, qui oeuvre à former les citoyens sur les enjeux politiques et sociaux, sont sur la glace. L'association peine à fonctionner depuis que les Soeurs de la Charité d'Ottawa ont mis fin, à la mi-mars, à leur financement annuel de 35 000 $, qui était récurrent depuis 25 ans. Cela représente une perte de 40 % du financement annuel.

La TROVEPO, qui regroupe 23 organismes, demande au ministère de la Solidarité sociale de bonifier son financement. Dans un communiqué, le regroupement déplore que le financement public stagne depuis 15 ans.

La présidente du TROVEPO, Rachel Larocque, craint que l'organisme doive changer sa mission afin d'obtenir l'appui financier de Québec. Une rencontre a eu lieu avec des représentants du cabinet du ministre François Blais, dans laquelle la possibilité de miser sur un financement par projets a été évoquée.

« Ça implique que si on ne trouve pas d'autres sources de financement, qu'on ne peut plus garder un employé à temps plein, donc ça veut dire redéfinir la TROVEPO », a expliqué Mme Larocque.

Lorraine Pilon, membre du conseil d'administration du Groupe Entre-Femmes de l'Outaouais, implore le gouvernement d'agir.

« En 2011, j'avais besoin de beaucoup d'aide, je me suis ramassée itinérante et c'est grâce aux organismes communautaires que j'ai pu survivre », a-t-elle témoigné.

Le TROVEPO existe depuis 44 ans, ce qui en fait l'un des plus vieux regroupements communautaires au Québec. Il travaille à vulgariser des textes de loi et des initiatives gouvernementales ainsi qu'à soutenir les organismes communautaires dans l'animation d'assemblées de tout genre.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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