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Les partisans des Sénateurs d'Ottawa veulent garder Erik Karlsson

Le propriétaire des Sénateurs d'Ottawa, Eugene Melnyk, a eu une soirée plutôt facile lors de la première assemblée publique organisée avec les détenteurs d'abonnements de saison.

Les quelque 300 partisans présents au Centre Canadian Tire ont été plutôt tendres envers Melnyk et le directeur général Pierre Dorion, alors que près de la moitié des questions qui leur ont été adressées concernaient le capitaine de l’équipe, Erik Karlsson.

D’entrée de jeu, le propriétaire a assuré que la vedette était une priorité pour l’organisation. « C’est un joueur de concession et nous allons lui faire une offre. Il ne faut pas oublier toutefois que d’autres équipes sont prêtes à donner beaucoup d’argent pour un joueur de son calibre », a mentionné Melnyk.

Le milliardaire a ajouté qu’il irait toutefois « aussi loin qu’il le faut pour garder Karlsson », sans toutefois parler du montant d’argent qu’il serait prêt à octroyer au Suédois.

Son directeur général a pris la balle au bond en précisant qu’il fera une offre de contrat de huit saisons au défenseur le 1er juillet. « À la fin, ce sera sa décision. Nous allons lui faire une offre et la balle sera dans son camp », a souligné Dorion, qui a encore dû se défendre d’avoir tenté d’effectuer une transaction impliquant son joueur étoile.

Quand un partisan a demandé à Pierre Dorion s'il s'agissait d'un engagement à ne pas échanger Karlsson lors du repêchage, en juin, il a répondu « oui ! », sans hésiter. Il reste une saison au contrat de Karlsson, qui lui rapportera 7,5 millions de dollars l’an prochain.

Melnyk veut garder l’équipe à Ottawa

Eugene Melnyk a tout de même dû répondre à quelques questions plus corsées, notamment sur ses commentaires lors de la Classique du centenaire, en décembre.

Le propriétaire a mentionné que l’affaire a pris une ampleur disproportionnée, en blâmant notamment les journalistes. « Lorsque je parlais de la possibilité de déménager l’équipe, c’était dans un scénario catastrophe. Par exemple, en cas de faillite. Mais, personne ne me l’a demandé », a affirmé Melnyk.

Interrogé sur les circonstances qui l’amèneraient à se départir de l’équipe, celui qui possède les Sénateurs depuis 2003 a répété à plusieurs reprises qu’il ne vendrait pas. « Il n’y a pas de prix pour quelque chose qui n’est pas à vendre », a dit Melnyk, assurant qu’il veut garder le hockey dans la capitale pour de nombreuses années.

Un partisan, moins satisfait, a laissé entendre que Melnyk demande aux amateurs de hockey d’Ottawa de « tout donner » pour faire vivre les Sénateurs. « Comment pouvez-vous demander aux amateurs d’être all-in, alors que vous ne l’êtes pas? », a demandé ce partisan, faisant notamment référence à la masse salariale de l’équipe, qui ne serait pas assez élevée. « Je suis all-in », a répondu Melnyk.

Le propriétaire a par ailleurs annoncé qu’il souhaite amener la Coupe Stanley à Ottawa d’ici trois à cinq ans.

Étonnamment, aucune question n’a été posée au propriétaire sur la campagne « Melnyk Out » et les panneaux d’affichage achetés par le groupe au cours des dernières semaines dans la capitale.

Les Sénateurs organiseront deux autres assemblées publiques semblables, mercredi matin et mercredi soir, à Ottawa.

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