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Les pharmacies ontariennes devront signaler les erreurs de médicaments

Les pharmacies ontariennes devront bientôt signaler les erreurs de médicaments à une autorité indépendante.

Le Collège des pharmaciens de l'Ontario a adopté à l'unanimité un programme standard d'assurance qualité destiné à toutes les pharmacies de la province. Selon lui, ce programme permettra de détecter à la fois les erreurs commises et celles évitées de justesse lors de la délivrance de médicaments dans les pharmacies.

Cette décision fait suite à la mort d'un enfant de 8 ans qui avait ingéré un médicament par erreur. Le 12 mars 2016, Andrew Sheldrick était allé se coucher après avoir pris sa dose habituelle de médicament contre la parasomnie, un trouble du sommeil. Son père l'avait trouvé mort dans son lit le lendemain matin.

Quatre mois et demi plus tard, le rapport du coroner avait révélé qu'Andrew avait en fait avalé un autre médicament, le Baclofen, que sa pharmacie de Mississauga, spécialisée dans la préparation de médicaments, avait substitué par erreur au Tryptophan.

Sa mère, Melissa Sheldrick, avait lancé une pétition pour que la province force les pharmacies à rapporter publiquement toute erreur du genre.

« Vous ne pouvez pas éliminer l'erreur humaine, mais vous pouvez la minimiser », a souligné Mme Sheldrick.

Le collège des pharmaciens souhaite implanter le programme dès l'automne et espère qu'au moins 100 pharmacies y seront inscrites d'ici la fin de l'année.

Les éléments du programme comprendront des rapports à une autorité indépendante ainsi qu'une analyse des données afin de comprendre comment les erreurs se sont produites et de les éviter dans l'avenir.

Jusqu'à maintenant, la Nouvelle-Écosse était la seule province à contraindre les pharmacies à rapporter toute erreur à l'Institut pour la sécurité des médicaments aux patients du Canada.

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