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Les policiers de Gatineau s'attaquent au phénomène du sextage à l'école

Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a lancé, lundi, #GARDECAPOURTOI, un nouveau programme pour contrer le phénomène du sextage dans les écoles secondaires.

Le sextage, appelé « sexting » en anglais, est l'envoi de messages sexuels explicites, avec des photos ou des vidéos, que ce soit par messages textes ou encore par clavardage.

Le programme #GARDECAPOURTOI est destiné aux jeunes de 12 à 17 ans. Il consiste notamment en un atelier pour les élèves de la première année du secondaire, en un guide interactif pour les parents et en une trousse pour les intervenants scolaires.

Le SPVG dit miser sur une « identité visuelle audacieuse », notamment en associant « des images banales (exemples : queue de lézard, boules de billard, chat, etc.) aux expressions sexuelles les plus populaires chez les adolescents d’aujourd’hui pour désigner leurs parties intimes ».

La campagne est le fruit d'une collaboration avec le Centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALAS), le Bureau des affaires de la jeunesse du Directeur des poursuites criminelles et pénales, la Commission jeunesse de la Ville de Gatineau et des écoles secondaires.

Un phénomène qui prend de l'ampleur

Le sextage existe depuis plusieurs années et prend de l'ampleur, surtout dans les écoles secondaires. Selon le SPVG, « un jeune sur trois a déjà envoyé ou reçu un sexto », alors qu'un élève sur cinq a déjà partagé avec une autre personne un texto à caractère sexuel qu'il a reçu.

« La situation est préoccupante, d’autant plus que ces événements bouleversent de nombreuses personnes lorsqu’ils surviennent et sont à l’origine de réelles détresses », souligne dans un communiqué la criminologue Isabelle Plante, du SPVG. Elle s'inquiète de la banalisation du phénomène chez ces jeunes.

Les policiers gatinois rappellent que les jeunes qui échangent des sextos pourraient faire face à des accusations en matière de production, de possession et de distribution de pornographie juvénile.

Pour Joëlle Trahan, intervenante sociale au CALAS, les conséquences sont aussi sociales et peuvent être lourdes à assumer.

« Ça se répand d'une école à l'autre, et là, des fois, l'adolescente change d'école, s'imagine que dans la nouvelle école, ça va être correct, mais finalement l'image, les images se sont rendues là aussi », explique-t-elle.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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