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Les propriétaires de logements à Ottawa incités à offrir des appartements non-fumeurs

Le Conseil d'Ottawa sur le tabagisme ou la santé (COTS) veut encourager les propriétaires d'immeubles à logements à tout mettre en oeuvre pour offrir des appartements non-fumeurs dans la capitale nationale.

La présidente du COTS, Carol McDonald, a affirmé mercredi que les plaintes relatives à l'exposition à de la fumée secondaire sont particulièrement nombreuses à Ottawa.

« J'ai visité des appartements dans lesquels, quand on regarde dans le couloir, il y a un nuage de fumée de cigarette », a rapporté l'ancienne infirmière, qui a été marquée par le nombre de fumeurs qu'elle a vus mourir sur un lit d'hôpital.

Il y a tellement de fumée dans certains appartements que ce serait insupportable pour la plupart des gens d'y vivre. Mais c'est la réalité de beaucoup de locataires.

Carol McDonald, présidente du Conseil d'Ottawa sur le tabagisme ou la santé

Mme McDonald ajoute qu'il existe une poignée d'appartements au centre-ville d'Ottawa dans lesquels il est interdit de fumer. Elle est persuadée que la plupart des gens souhaitent vivre dans un environnement sans fumée, mais que les propriétaires n'en font pas assez pour créer des espaces non-fumeurs.

« Les propriétaires de logements devraient proposer des baux pour des appartements non-fumeurs. À terme, tous les appartements pourraient être exempts de fumée », a-t-elle souligné.

Les propriétaires invoquent des difficultés juridiques

Le président de l'Association des propriétaires de l'Est de l'Ontario, le juriste John Dickie, reconnaît qu'il existe une réelle demande pour des logements non-fumeurs.

« La part de la population qui fume diminue chaque année », a indiqué M. Dickie. « On s'efforce de satisfaire les locataires non-fumeurs. »

Les appartements ne pourraient toutefois pas devenir non-fumeurs du jour au lendemain, selon M. Dickie. Il explique que les fumeurs ne peuvent pas être mis dehors, car ils n'enfreignent aucune loi. Lors de leur emménagement, on ne leur a pas demandé d'arrêter de fumer.

Sensibiliser les locataires

Le président de l'organisme Logements communautaires Ottawa, Stéphane Giguère, est optimiste par rapport à cet enjeu.

« La politique ­­non-fumeurs de notre organisme représente tout un périple », a-t-il déclaré. « C'est un périple qui commence par la sensibilisation de nos locataires. »

Il explique que, dans un sondage en 2012, la majorité des locataires de ses 15 000 unités de logement ont déclaré vouloir vivre dans un environnement non-fumeurs. En mai 2014, tous les nouveaux locataires devaient signer un bail dans lequel ils acceptaient de ne pas fumer dans leur appartement.

« Nous avons vu une augmentation de 30 % des résidents qui veulent vivre dans un environnement sans fumée et c'est très encourageant pour nous », affirme Stéphane Giguère.

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