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Les réfugiés syriens, observateurs impuissants de la guerre

Les récentes attaques à l'arme chimique contre des civils et les bombardements par des pays occidentaux ont remis la guerre en Syrie à l'avant-plan de l'actualité internationale. Pour certains réfugiés vivant au Canada, c'est là un douloureux rappel du quotidien de proches qui sont restés sur place.

Gatineau a accueilli des centaines de réfugiés qui ont fui la Syrie depuis le début du conflit, dont la famille El Hamad, arrivée au Canada en juin 2016. Depuis quelques jours, la télévision de cette famille diffuse en boucle des images de la Syrie, ravagée par la guerre.

« Je n’aime pas ça, je n’aime pas l’idée qu’on ait frappé la Syrie. Il y a beaucoup morts, surtout des enfants et des femmes », déplore Hamza El Hamad, dont la famille a été parrainée par l’État.

Hamza était camionneur en Syrie. Aujourd’hui il apprend le français en plus de travailler pour une entreprise qui recycle des produits électroniques. Sa femme, Amna, garde des enfants. Leur intégration n’a pas été facile.

Le couple s’inquiète beaucoup pour sa famille restée en Syrie. « Difficile de vivre en Syrie [il y a] beaucoup de guerres », remarque Amna El Hamad.

« Je parle avec mes grands-parents et mes oncles [...] Quand on téléphone aux grands-parents, ils nous disent comment ça se passe. Je me sens trop triste », souligne la jeune Rabba El Hamad, neuf ans.

Plusieurs réfugiés syriens vivent une douleur semblable à celle des El Hamad, selon Jacques Laberge, un bénévole du Comité de soutien auprès des familles de réfugiés syriens accueillis à Gatineau.

« Ce sont des familles qui restent en contact avec leurs proches », souligne-t-il.

La famille El Hamad est reconnaissante pour toute l’aide qu’elle a reçue des Canadiens. Elle s’efforce, malgré la situation en Syrie, de se projeter vers l’avenir.

Avec les informations de Florence Ngué-No

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