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Les Rendez-vous de la francophonie, c'est beau, mais il faut en faire plus

Les Rendez-vous de la francophonie tirent à leur fin et, pendant plusieurs jours, la langue française a été mise à l'avant-scène dans plusieurs écoles d'Ottawa. Toutefois, les conseils scolaires francophones de la capitale soutiennent que la promotion du français ne peut être réduite uniquement à un mois d'activités. C'est un travail quotidien qui doit être réalisé au-delà des frontières scolaires.

Un texte de Diana Ombe

Les écoles francophones de l'Ontario ont une responsabilité d'éduquer les élèves du primaire et du secondaire, mais elles ont aussi la responsabilité de leur offrir une vie culturelle et sociale en espace minoritaire, a indiqué Édith Dumont, directrice de l'éducation du Conseil des écoles publiques de l'est de l'Ontario (CEPEO).

Cette tâche, cependant, est loin d'être facile. Ces écoles se battent constamment pour garder la langue française vivante dans un milieu où l'anglais domine.

« Quand on est une école francophone en milieu minoritaire, la célébration du système français et de la francophonie, c'est tous les jours que nous tentons de la vivre. Parce que c'est important, pour permettre à nos élèves de vraiment construire leur identité, en s'appropriant une partie de leur culture qui est le français », a déclaré Mme Dumont.

Pour que la langue française s'épanouisse, il faut que les enseignants créent un engouement chez les jeunes, selon Cindy Vachon, conseillère pédagogique en construction identitaire, volet francophonie, au Conseil des écoles catholiques du Centre-Est.

Cet engouement se crée grâce à la mise en place d'activités récréatives qui sauront susciter de l'intérêt chez les jeunes.

« Quand l'enseignant est engagé et il y croit, il embarque ses élèves là-dedans [...] et ça se transmet facilement », a déclaré Mme Vachon, lors d'une conversation téléphonique.

Toutefois, les conseils scolaires se heurtent à plusieurs défis. En dehors des murs de l'école, rares sont les élèves qui parlent ou participent à des activités en français.

« On doit multiplier nos efforts pour s'assurer que nos communautés sont en mesure de leur offrir une vie économique, du travail, des services, de la culture, des sports, en français », a ajouté Édith Dumont. « Nos écoles en milieu minoritaire ont le mandat de tisser des liens très serrés avec l'ensemble des organismes communautaires [...] et de permettre aux élèves d'enrichir leur capacité et leur fierté d'être francophone. »

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