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Les retrouvailles d'Alexandre Burrows et Alain Vigneault

Quelques heures avant le premier match de la série contre les Rangers, jeudi, le joueur des Sénateurs Alexandre Burrows a ressassé quelques souvenirs de sa carrière avec les Canucks de Vancouver, lorsqu'Alain Vigneault, maintenant à la tête des Rangers de New York, était derrière le banc de l'équipe.

Un texte de Justine Boutet

Les deux Québécois ont passé sept saisons complètes ensemble à Vancouver, de 2006 à 2013. Ils ont participé six fois aux séries éliminatoires et atteint la finale de la Coupe Stanley en 2011, où les Canucks s'étaient inclinés en sept matchs contre les Bruins de Boston.

Plus tôt dans leur carrière, le joueur et l'entraîneur se sont aussi côtoyés durant la saison 2005-2006, avec le Moose du Manitoba dans la Ligue américaine de hockey.

Depuis le mois de février, l'attaquant originaire de Pincourt porte les couleurs des Sénateurs d'Ottawa. Vigneault, lui, est à la tête des Rangers de New York depuis 2013.

Les deux se croisent à nouveau dès jeudi soir, dans deux camps différents.

« Alain, évidemment, c'est tout un entraîneur », a commenté Burrows, le sourire aux lèvres. « Il a beaucoup d'expérience. Il connaît vraiment bien la Ligue nationale. Ça fait longtemps qu'il est dans la ligue. À Vancouver, on a eu beaucoup de succès avec lui. On a gagné plusieurs titres de division de suite avec lui. Deux trophées des Présidents. On s'est rendus en finale de la Coupe Stanley.' »

Burrows a ajouté qu'il aimerait bien soulever la coupe Stanley avant son ancien entraîneur.

Une rencontre qui a changé sa carrière

Lorsque Burrows réfléchissait aux différentes personnes qui ont eu un impact dans sa carrière, plusieurs noms lui sont venus en tête. Craig Heisinger, Randy Carlyle et Marc Crawford ont été de ceux qui lui ont offert une première chance.

Mais Vigneault occupe une place importante. Après une première saison difficile dans la grande ligue, Burrows se souvient d'une rencontre particulière avec l'entraîneur québécois. Une rencontre qui l'a transformé.

« À ma première saison complète à Vancouver, il m'avait assis dans le bureau à la fin de l'année et m'avait dit : ''Ti-gars, tu n'es pas assez bon présentement. Tu n'es pas assez fort physiquement. Ça va en prendre plus. Ton été est extrêmement important.'' Il avait pris 15-20 minutes pour m'expliquer que l'été était vraiment important pour moi », a raconté Burrows.

« Si je voulais vraiment avoir une carrière dans la Ligue nationale, il fallait que je mette les bouchées doubles. Il n'avait pas besoin de faire ça, mais il a pris le temps. Je m'étais entraîné très fort cet été-là ; j'avais embauché un nutritionniste pour vraiment revenir au camp en pleine forme. Ce meeting-là, ça a vraiment été le tremplin de ma carrière », a-t-il poursuivi.

Vigneault lui a aussi accordé sa confiance et lui a permis de gravir les échelons chez les Canucks.

Malgré son immense respect pour Vigneault, le fier compétiteur en lui l'a poussé à ajouter, avec un sourire en coin : « Même s'il m'a beaucoup aidé, j'aimerais beaucoup ça le battre au deuxième tour avec les Rangers ».

Les Rangers, l'équipe à battre

« [Vigneault] sait comment préparer son équipe », a assuré Burrows. « Les Rangers ont perdu en finale, il y a quelques saisons (2014). Leur fenêtre d'opportunité est présente là. Ça fait quelques années que les Rangers poussent, qu'ils pensent à la Coupe Stanley. Je suis sûr que c'est ça le message [de Vigneault] », a lancé Burrows.

Les joueurs des Sénateurs sont conscients que la tâche sera colossale contre les Rangers de New York, une formation qui mise sur une grande profondeur à l'attaque, des joueurs d'expérience et un gardien en grande forme.

« On va avoir les mains pleines », a avoué Burrows. « Ils n'ont pas vraiment de faiblesses. Mais on croit que si on joue comme on est capable de le faire, avec un petit peu de chance ici et là et avec les unités spéciales qui vont bien, on se donne des chances de leur donner un test. »

Résoudre l'énigme Lundqvist

La clé pour déjouer le gardien suédois Henrik Lundqvist?

« Sur les retours, les lancers qu'il ne voit pas, les déviations », a dit Burrows. « On sait que c'est un gardien qui aime ça jouer creux dans son filet. Donc, s'il ne voit pas la rondelle, il y a plus de chances qu'elle rentre. C'est facile à dire, mais c'est plus difficile [à faire] surtout avec les défenseurs qu'ils ont. Il faut que tu payes le prix devant le filet. On est confiant qu'on est capable de le faire. »

Le premier match de la série Sénateurs-Rangers a lieu jeudi soir à Ottawa.

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