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Les sauveteurs manquent à l'appel dans la région de Gatineau et d'Ottawa

Embaucher des surveillants-sauveteurs pour les installations aquatiques n'a pas été chose facile cet été. Les grandes municipalités parviennent à peine à combler tous leurs besoins, tandis que les plus petites villes et les centres de villégiature en périphérie doivent parfois se résoudre à garder certaines installations fermées, faute de personnel.

À quelques jours du début de la Semaine nationale de prévention de la noyade, les sauveteurs manquent à l’appel dans la région. C’est le cas notamment au Camping Cantley, où l’une des piscines demeure fermée, et ce malgré un mercure qui frôle les 30 degrés Celsius.

« On a changé la vocation comme deuxième piscine, qu’on dit ouvrir après que la première est complète, sauf pour cacher l’excuse qu’on n’a pas de sauveteur national présent pour venir tous les jours », explique la propriétaire de l’endroit, Lise Lefebvre.

Avec le temps chaud, la prolongation des heures d’ouverture des piscines dans certaines villes et une économie qui tend vers le plein emploi, le recrutement est bien plus difficile, tant dans les plus petits centres que dans les villes plus importantes.

« Lorsqu’on est en plein emploi, comme tout partout au Québec, il devient difficile de recruter les sauveteurs », souligne le directeur général de la Société de sauvetage, Raynald Hawkins.

« Si j’ai déjà été qualifié comme sauveteur, je vais peut-être avoir tendance justement à dire : “je n’ai pas besoin de mon renouvellement de brevet de sauveteur national parce que j’ai déjà un emploi” », illustre-t-il.

Le recrutement de sauveteurs a aussi été difficile dans les grandes villes en prévision de la saison estivale.

« Cette année particulièrement, on a eu de la difficulté à remplir tous les 771 quarts de travail qui a à la Ville de Gatineau pendant l’été. On a procédé à l’embauche de 20 nouveaux candidats pour l’été 2018 », relate le chef d’unités aquatiques à la Ville de Gatineau, Martin Goulet.

La Ville d’Ottawa, qui embauche plus de 1100 sauveteurs pendant l’été, est aux prises avec un problème semblable, et est toujours à la recherche de main-d’œuvre qualifiée.

« Nous avons suffisamment d’employés pour satisfaire aux exigences actuelles des programmes. Toutefois, un manque de personnel de dernière minute peut survenir, par exemple à cause d’une maladie, ce qui peut se traduire par l’annulation ponctuelle d’un programme en raison du manque de personnel disponible », explique par voie de communiqué le directeur des programmes aquatiques, Dan Brisebois.

Avec les informations de Carla Oliveira

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