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Les Sénateurs dans une position délicate à l'approche du 29 février

Acheteur ou vendeur? C'est la question qu'on se pose à Ottawa depuis plusieurs saisons à l'approche de la date limite des échanges, le 29 février.

Un texte de Jonathan Jobin

L'an dernier, les Sénateurs n'ont pas vraiment bougé et ils ont fait les séries éliminatoires de peine et de misère grâce à une remontée magique amorcée à la fin février avec le gardien Andrew Hammond dans les buts.

Cette ascension inattendue a un peu brouillé les cartes : les Sénateurs manquaient de munitions pour les séries, en plus d'avoir un choix au repêchage beaucoup plus tardif qu'anticipé.

L'équipe se retrouve un peu dans la même situation cette année. Les Sénateurs sont à deux points (au 25 février) de la dernière place disponible pour les séries. Trop loin pour être acheteur, mais aussi trop près pour se lancer dans une vente de débarras.

Surtout que la formation a surpris tout le monde avec une grosse transaction il y a deux semaines. Ottawa est allé chercher le capitaine de ses rivaux de toujours, les Maple Leafs de Toronto. Dion Phaneuf s'est amené dans la capitale en échange de contrats qui pesaient lourd sur la masse salariale de l'équipe, ceux de Colin Greening, Jared Cowen et Milan Michalek.

Le directeur général des Sénateurs Bryan Murray se retrouve donc dans une situation des plus délicate. S'il tente d'acquérir de gros noms pour améliorer son équipe, il risque de le faire pour rien dans l'éventualité d'une élimination de la course aux séries.

S'il ne bouge pas, il pourrait perdre certains joueurs pour rien.

Par contre, les joueurs autonomes sans compensation en juillet sont rares dans l'équipe. Le robuste attaquant Chris Neil pourrait aider une équipe dans les séries éliminatoires, mais il ne rapportera guère mieux qu'un choix de deuxième tour.

Le défenseur Chris Phillips deviendra libre comme l'air cet été également, mais il n'a pas joué de la saison en raison d'une blessure et pourrait prendre sa retraite en juin.

Les joueurs autonomes avec compensation sont plus nombreux toutefois. Mike Hoffman, Alex Chiasson, Shane Prince, Cody Ceci et Patrick Wiercoch, notamment, obtiendront tous ce statut cet été. Certains d'entre eux, surtout Hoffman, pourraient intéresser d'autres formations dans la LNH, mais le retour sera encore une fois limité.

Donc, acheteur ou vendeur? La question est facile à poser... mais il est plus difficile d'y répondre.

Sénateurs d'Ottawa
Alex Chiasson
1 200 000 $
Joueur autonome avec compensation
Patrick Wiercioch
2 000 000 $
Joueur autonome avec compensation
Mike Hoffman
2 000 000 $
Joueur autonome avec compensation
Chris Neil
1 900 000 $
Joueur autonome sans compensation

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