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Les séquelles des inondations toujours présentes un an plus tard

Il y a un an, les évacuations préventives et volontaires étaient déjà commencées à Gatineau, la Croix-Rouge avait été appelée en renfort et près d'une centaine de maisons étaient isolées en raison de la crue des eaux. Aujourd'hui, des sinistrés peinent toujours à retrouver une vie normale.

Une maison surélevée, de nombreux travaux qui s'éternisent et des sacs de sable toujours présents : les traces des inondations sont encore bien visibles.

Comme plusieurs sinistrés, François Auger est loin d'avoir tourné la page.

« J'ai perdu un an de ma vie, pis les séquelles vont rester pour longtemps », dit-il.

Son angoisse est étroitement liée à l'incertitude.

« La détresse psychologique, elle est très longue, profonde et invisible. Les gens ont souffert beaucoup et continuent de souffrir beaucoup, il y a beaucoup d'incertitudes, d'incertitudes financières », explique le sinistré Michel Papineau.

« En plus du stress, il y a l'argent qu'on doit débourser et Québec ne nous a pas encore remboursé les montants qu'on demande. On leur envoie des factures, etc., et on n'a pas de retour. C'est très mal géré », déclare de son côté M. Auger.

District du Lac-Beauchamp

Si certains continuent de miser sur la reconstruction, nombreux sont ceux qui ont préféré démolir leur maison. Plusieurs résidents ont choisi cette option dans le district du Lac-Beauchamp.

Jean-François Leblanc, conseiller municipal à Gatineau, constate que le quartier se vide et continuera de se vider au cours des prochaines semaines.

« Je pense qu'à la fin, il va rester deux ou trois maisons sur la rue », constate le conseiller municipal.

Le travail de la Ville est loin d'être terminé.

« Ce n'est pas fini, il faut s'occuper des rues, il faut s'occuper des parcs. On a des parcs qui ont été endommagés, des édifices d'organismes à but non lucratif qui ont été endommagés », ajoute M. Leblanc.

Encore de l'espoir

Malgré tout, les sinistrés se confortent à l'idée qu'ils vivront des jours meilleurs.

« J'ai dit à mes voisins : une fois que c'est terminé, on s'ouvre une bouteille de champagne, pis on rit. C'est sûr qu'on garde l'espoir, c'est ça qui nous garde », confie Michel Papineau.

À ce jour, le gouvernement du Québec a versé plus de 50 millions de dollars à des sinistrés de l'Outaouais. Au total, 1580 dossiers ont été ouverts à la suite des inondations.

Avec les informations d'Estelle Côté-Sroka

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