Retour

Les signalements d'abus et de fraudes ont doublé à Ottawa

De 2014 à 2015, le nombre de signalements à la ligne directe de fraude et d'abus de la Ville d'Ottawa a connu une hausse de 92 %. À la suite des enquêtes sur certaines des plaintes, six employés ont été congédiés et un autre a démissionné.

C'est ce qui ressort du rapport du vérificateur général, Ken Hughes, déposé lundi au Comité de la vérification de la Ville d'Ottawa. Dans le document, on apprend que 319 plaintes ont été reçues en 2015 comparativement à 166 l'année précédente.

Avec de tels chiffres, Ottawa est proportionnellement la ville qui a reçu le plus de plaintes au pays, avec un rapport de 36,1 signalements pour 100 000 résidents, ce qui la place devant Toronto.

Selon M. Hugues, il ne faut pas en conclure pour autant qu'il y a eu plus de problèmes de fraude dans la capitale nationale, mais seulement plus de cas rapportés.

En 2015, 58 % des signalements provenaient des citoyens et 42 % des employés municipaux. En 2014, ces proportions étaient respectivement de 72 % et 28 %.

Les appels concernent tous les services de la Ville, à l'exception de la Société de logement communautaire d'Ottawa, de la Bibliothèque publique d'Ottawa, de Santé publique Ottawa et du Service de police d'Ottawa. Il est à noter que près de 58 % des signalements sont effectués par Internet.

Des enquêtes et des pertes d'emplois

M. Hughes mentionne qu'en raison de l'intérêt accru pour la ligne téléphonique, son personnel consacre environ 25 % de son temps au traitement des signalements et aux suivis auprès des gestionnaires.

Pour cette même raison, il affirme qu'il a aussi dû remettre à plus tard certaines enquêtes, malgré le fait que deux membres de son équipe sur les huit qu'elle comporte sont affectés à la ligne directe de fraude et d'abus.

Néanmoins, les investigations qui ont été menées ont entraîné le licenciement de six employés :

  • Deux employés ont avoué avoir volé du cuivre;
  • Un employé a volé 68 $ dans un établissement municipal;
  • Un employé a falsifié des informations dans une base de données provinciale pour dissimuler qu'une tâche n'avait pas été accomplie;
  • Un employé occupait un autre emploi alors qu'il était en congé de maladie;
  • Un employé a pris un congé de maladie afin de partir en vacances.

Un employé a démissionné parce qu'une enquête a révélé qu'il travaillait pour un autre employeur alors qu'il était en congé de maladie.

La plus grande catégorie de plaintes (84 cas) concernait l'utilisation injustifiée d'informations, des heures payées et de l'équipement municipal. Le rapport souligne que d'autres incidents ont été résolus grâce à des discussions entre les gestionnaires et les employés.

Avec des informations de Stéphane Leclerc et Kate Porter

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine