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Les surdoses d'opioïdes font déborder les salles d'urgence en Ontario

En raison de surdoses d'opioïdes, les visites dans les salles d'urgence des hôpitaux ont quadruplé en Ontario au cours des 5 dernières années.

Un texte de Katherine Brulotte

L'institut canadien d'information sur la santé révèle dans un nouveau rapport une augmentation importante du nombre de séjours dans les hôpitaux du pays, en lien avec des surdoses d'opioïdes.

Selon Christina Lawand, de l'Institut canadien d'information sur la santé, ces données laissent entendre que la crise continue de s'accentuer.

L'Institut a répertorié les séjours en milieu hospitalier liés aux surdoses d'opioïdes partout au pays.

Les hôpitaux canadiens ont accueilli 5670 patients souffrant d'une surdose d'opioïdes au cours de la dernière année.

Le tiers de ces séjours ont eu lieu en Ontario.

Depuis plusieurs semaines, le taux d'occupation de l'hôpital est constamment au-dessus de 100%, selon Laurie Gould, la directrice des services cliniques et de transformation du centre des sciences de la santé de London. Elle affirme que la crise des opioïdes est un des facteurs qui y contribue.

En cas de surdose, les séjours sont par ailleurs trois fois plus longs que la moyenne des hospitalisations. Mme Lawand affirme que ces patients nécessitent souvent d'autres services de santé, entre autres en ce qui a trait à la santé mentale.

Christina Lawand affirme que ces hospitalisations ne sont qu'un symptôme de la crise des opioïdes qui sévit au pays. Selon elle, plusieurs personnes qui souffrent de surdose ne se rendent pas à l'hôpital pour recevoir des soins.

Peter Saunders, qui a lui-même fait 3 surdoses liées au Fentanyl abonde dans le même sens.

Selon lui les consommateurs de drogues évitent les hôpitaux autant que possible parce qu'ils craignent d'être stigmatisés. Ils ne s'attendent pas à recevoir des soins qui vont les aider.

Le Torontois de 24 ans tente en ce moment d'arrêter de consommer des drogues par injection. Il est en sevrage depuis 9 jours. Il affirme que les symptômes physiques dus au manque sont horribles.

Après une grave surdose, M. Saunders a dû se rendre à l'hôpital. Ses signes vitaux ne revenaient pas à la normale, même après avoir reçu deux doses de Naloxone. Il affirme avoir été hydraté par intraveineuse, puis placé sous surveillance avant de recevoir son congé.

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