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Les syndicats de la fonction publique fédérale retrouvent leur pouvoir de négociation

Le gouvernement Trudeau tente d'améliorer les relations avec les syndicats des fonctionnaires à la table des négociations. Dans une lettre aux représentants syndicaux, obtenue par Radio-Canada, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, indique qu'il rétablit dès maintenant les pouvoirs de négociations que l'ancien gouvernement Harper avait retirés aux différents syndicats dans la fonction publique fédérale.

Un texte de Catherine Lanthier

Scott Brison a indiqué aux représentants syndicaux que le gouvernement adopte immédiatement des mesures intérimaires permettant de respecter « l'esprit du régime antérieur au projet de loi C-4 ».

Dans la lettre obtenue par ICI Ottawa-Gatineau, Scott Brison explique que ces mesures intérimaires « visent à appuyer la résolution rapide de la ronde de négociations ».

Ces mesures prendront fin lorsque le projet de loi visant à abroger la section 17 de la Loi no2 sur le plan d'action économique de 2013 sera adopté.

Cette loi issue des conservateurs, qui est encore connue sous le nom de projet de loi C-4 même si elle a été promulguée, avait été à maintes reprises décriée par les syndicats du secteur public fédéral, qui la qualifiait d'entorse au droit à la négociation collective.

Le gouvernement avait déjà annoncé qu'il allait abroger cette section de la loi, mais ces modifications prennent du temps et elles n'ont pas encore eu lieu.

Cette nouvelle tombe donc à point pour les syndicats représentant les fonctionnaires fédéraux, alors que les négociations se poursuivent pour le renouvellement des conventions collectives dont la majorité est échue depuis deux ans.

Manifestations prévues

Des milliers d'employés de la fonction publique fédérale s'apprêtent à participer à la journée d'action organisée mercredi par l'Alliance de la fonction publique du Canada (AFPC), qui a prévu des activités de mobilisation, un peu partout au pays.

Dans sa convocation aux membres, l'AFPC accuse le gouvernement libéral de « recycler les propositions des conservateurs », faisant allusion au remplacement du régime de congés de maladie par un régime d'assurance invalidité de courte durée, et à l'augmentation des salaires de 0,5 % par année. « Rien n'a changé », clame ainsi l'organisation qui représente plus de 170 000 travailleuses et travailleurs.

Parallèlement à cela, l'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IFPC) organise une autre manifestation, vendredi midi, à l'angle des rues Bank et Laurier, à Ottawa. L'Institut compte plus de 57 000 membres.

L'annonce de ces mesures intérimaires pourrait toutefois adoucir le ton lors de ces négociations.

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