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Les travaux à l'Hôpital général de Hawkesbury en retard de huit mois

L'entrepreneur général responsable du réaménagement de l'Hôpital général de Hawkesbury (HGH), Bondfield Construction, est en mode rattrapage.

Un texte de Denis Babin

Le projet de 160 millions de dollars accuse présentement un retard moyen de huit mois.

« On avait une date cible du 16 novembre 2016 [pour la première phase]. L'entrepreneur général devait livrer un certain nombre de zones. Ces échéanciers-là ont été manqués », a indiqué le directeur général de l'HGH, Marc LeBouthillier.

Dans un courriel, Infrastructure Ontario a fait savoir que les retards découlent notamment de « conditions imprévues sur le chantier et du rendement de l'entrepreneur ».

Le directeur général croit, par ailleurs, que la réalisation du projet à l'intérieur du calendrier initialement établi est toujours possible.

À l'heure actuelle, cette situation crée surtout des « problématiques d'ordre opérationnel » pour l'établissement de santé.

M. LeBouthillier donne l'exemple de la salle d'urgence, une « zone critique » où l'entrepreneur devra « augmenter la cadence » pour que celle-ci soit livrée en octobre prochain, soit un an plus tard que prévu.

« Le volume de visites [annuelles] à notre service d'urgence a atteint le niveau de 50 000. On approche le volume d'un hôpital communautaire d'Ottawa. On fonctionne avec des espaces qui ont été prévus pour 12 000 visites par année », a-t-il souligné.

« Aucun impact financier » pour l'HGH

Le directeur général de l'HGH avoue que le rattrapage du temps perdu s'annonce difficile en raison de la complexité des travaux à venir.

« Au cours des prochains 18 mois, tout le travail se fait à l'intérieur de l'infrastructure existante, un travail particulièrement complexe, [car] la construction se fait en même temps que l'hôpital opère à 100 % dans tous ses programmes et services », a expliqué M. LeBouthillier.

À savoir si ces retards sur l'échéancier initial de 48 mois entraîneront un dépassement budgétaire, M. LeBouthillier précise que les fonds sont versés à Bondfield Construction seulement lorsque « les différents secteurs de construction sont complétés et livrés ».

Durant la période de construction, l'entrepreneur a accès à un financement fourni par un consortium d'institutions bancaires à qui il paye des intérêts en cas de retard dans l'exécution des travaux.

« C'est clair qu'à ce moment-ci, l'entrepreneur général, compte tenu de son retard significatif, est pénalisé, car il doit continuer à se financer lui-même. De notre côté, il n'y a pas d'impact financier », a conclut M. LeBouthillier.

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