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Les universités bilingues ontariennes ne craignent pas l'arrivée d'un nouveau joueur

Le projet d'une université de langue française au centre-ville de Toronto représente plutôt l'occasion de créer des partenariats afin d'améliorer l'offre de services en français dans la province, selon ces établissements.

« Chaque changement dans un environnement peut être considéré comme un potentiel ou une menace », affirme le recteur de l'Université de Hearst, Luc Bussières.

L'Université de Hearst fait partie des trois institutions postsecondaires qui manifestent déjà une volonté de s'affilier à la future université franco-ontarienne à Toronto, selon le rapport du conseil de planification rendu public lundi.

L'Université de Hearst, qui offre des cours uniquement en français, devrait alors se désaffilier de l'Université Laurentienne, qui elle, est bilingue, précise Luc Bussières.

L'Université de Sudbury et l'Université Saint-Paul, à Ottawa, sont les deux autres institutions qui ont fait part de leur intérêt pour une affiliation à l'Université de langue française, indique le rapport.

« Ça pourrait donner ce qui est abordé dans le rapport, un réseau qui couvrirait tout l'Ontario », dit Luc Bussières.

Pas de concurrence?

Le recteur par intérim de l'Université Laurentienne, Pierre Zundel, croit pour sa part que l'arrivée d'un nouveau joueur dans l'enseignement postsecondaire en français n'aurait pas d'impact sur le nombre d'inscriptions aux programmes de son établissement situé à Sudbury.

Pourtant, le rapport du conseil de planification de la nouvelle université laisse entendre qu'un grand nombre des étudiants de l'établissement viendraient des universités existantes, du moins au départ.

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De son côté, le président du Consortium des universités de la francophonie ontarienne et principal du Collège Glendon à Toronto, Donald Ipperciel, se fait rassurant lui aussi.

« Le but a toujours été d'augmenter l'accès à l'éducation postsecondaire en français et ce n'est possible que si cette nouvelle institution offre des programmes que nous n'offrons pas déjà », dit-il.

Découvrir l'Ontario

Pour le Collège Boréal, présent dans 25 communautés, une meilleure offre de programmes francophones à Toronto est un avantage pour les autres régions.

Autre aspect positif selon M. Giroux : le rapport du comité de planification recommande que les locaux utilisés par l'éventuelle université francophone à Toronto soient partagés avec le Collège Boréal et d'autres organismes.

Cette recommandation tombe à point pour le Collège Boréal, dont le bail dans la Ville reine se termine en 2020.

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