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Les yeux rivés vers la finale de la Coupe Grey

Les Eskimos d'Edmonton et les Stampeders de Calgary s'entendent pour dire que la finale de l'Ouest sera similaire à un jeu d'échecs entre deux défenses qui punissent l'adversaire d'une manière différente.

Le vainqueur obtiendra son billet pour la finale de la Coupe Grey.

« La défense de Calgary ne donne pas beaucoup d'occasions d'avancer par grandes séquences, a déclaré le quart-arrière Mike Reilly samedi. Le coordonnateur défensif Rich Stubler fera en sorte qu'il faudra être patient et avancer peu à peu. »

L'unité des Eskimos, à l'inverse, tentera de confondre l'attaque adverse avant de se jeter sur elle.

« Nous agissons toujours de manière différente parce que nous avons plusieurs gars qui peuvent jouer à différentes positions sur le terrain », a ajouté Reilly.

Le quart des Stampeders Bo Levi Mitchell croit quant à lui que la défense d'Edmonton aime épuiser l'attaque adverse pour mieux répliquer.

« Ils jouent intelligemment et essaient de vous faire commettre une erreur. Ils croient qu'à un certain point, nous deviendrons impatients et nous tenterons de réussir le gros jeu, a-t-il analysé. Il faut gérer comme un jeu d'échecs, jouer de manière défensive. Il faut bouger le ballon et le faire de la bonne manière. Et lorsqu'ils font une erreur, il faut en profiter. »

Les Eskimos (14-4) accueillent une première finale de l'Ouest en 12 ans.

Les Stampeders, champions en titre, ont également conclu la campagne avec un rendement de 14-4. Les Eskimos ont cependant gagné la série entre les deux équipes cette saison pour avoir l'avantage du terrain.

Statistiquement parlant, il y a peu de différences entre les rivaux de l'Alberta, particulièrement au chapitre des points alloués. La défense des Eskimos a mené la LCF avec une moyenne de 18,9 points accordés par match. Les Stampeders, eux, en ont accordé en moyenne 19,2.

La clé pour les Eskimos sera de profiter de la ligne offensive décimée des Stampeders pour ainsi museler le porteur de ballon Jerome Messam.

Burris en veut toujours à Lawrence

Henry Burris n'a pas changé d'opinion.

Il y a trois semaines, le vétéran du Rouge et Noir d'Ottawa a dénoncé le secondeur Simoni Lawrence, des Tiger-Cats de Hamilton, pour un plaqué au genou gauche qu'il a qualifié de vicieux.

Les deux formations livreront bataille dimanche en finale de la Division est, et Burris a maintenu le cap lorsqu'il a rencontré les journalistes.

« Je sais qu'il n'avait pas de mauvaise intention, mais le plaqué était vicieux et sera toujours vicieux, a-t-il soutenu. Il n'y a rien que les gens puissent dire ou faire pour changer les choses. »

Le jeu est survenu pendant le premier quart du match du 1er novembre, que le Rouge et Noir a remporté 12-6 à Hamilton. Burris portait un protecteur spécial au genou après avoir subi une blessure, précédemment, et le contact s'est produit après que le vétéran quart eut lancé le ballon.

Lawrence et Burris se sont lancés dans une guerre de mots à la suite de l'incident, mais le secondeur n'a pas poursuivi dans cette veine samedi.

« Je joue au football avec beaucoup d'intensité, a-t-il indiqué. Je suis désolé pour ce qui a pu lui arriver. »

Le Rouge et Noir et les Tiger-Cats croiseront donc le fer pour la troisième fois en quatre semaines. Les Ottaviens ont gagné les deux premiers duels, y compris une décisive victoire de 44-28 à domicile le 7 novembre, en route vers un dossier de 12-6 et le 1er rang de la Division est.

Burris est l'une des principales raisons des succès du Rouge et Noir cette saison. Il a réussi 481 passes et a mené le circuit avec des gains de 5703 verges. Ses performances lui ont permis de devenir le candidat de l'Est au titre de joueur par excellence.

Et elles pourraient également permettre à Ottawa d'être représentée à la finale de la Coupe Grey pour la première fois en 34 ans.

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