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Limiter le nombre de déchets des Gatinois : comment éviter des débordements?

Natalia Melnik, une résidente de Gatineau, tenait à participer, comme une trentaine d'autres citoyens, à la séance d'information sur la gestion des déchets de sa ville lundi soir. Plusieurs questions lui brûlaient les lèvres.

Un texte de Jérémie Bergeron

« C'est formidable et bien intéressant ce que la Ville propose. Cependant, qui va faire le suivi pour s'assurer que le compostage et le recyclage soient bien faits », s'est demandé la jeune femme.

La Municipalité entamait lundi soir des consultations publiques, dans le cadre de la révision de son plan de gestion des matières résiduelles (PGMR) pour les années 2016 à 2020.

Le plan prévoit notamment de rendre le compostage obligatoire et de mettre en place des incitatifs tarifaires.

Toutefois, pour rassurer Mme Melnik, la chargée de projet pour le plan de gestion, Catherine Loriot, atteste que des employés s'assureront que toute la population gatinoise comprenne bien le message.

Au sujet des limites de déchets, la chargée de projet de Gatineau ne s'inquiète pas de voir des débordements si le plan est approuvé. D'autres villes québécoises le font déjà, et ce serait plutôt « un mythe que les gens vont déposer leurs déchets ailleurs ».

Le plan final de gestion devra être adopté à la fin de l'année 2015. Son entrée en vigueur est prévue pour 2016.

« C'est un plan ambitieux pour un problème énorme »

La plupart des résidents qui ont pris la peine de se déplacer à la Maison du citoyen ont l'environnement à cœur, dont le militant Bill Clennett, un citoyen de Gatineau. Ce dernier affirme que le plan déposé pour la gestion des matières résiduelles en est un « ambitieux pour un problème énorme ».

En 2020, Québec entend interdire l'enfouissement de papier, de carton, de matières compostables et de bois. Le but est de réduire de 45 % les ordures ménagères produites par rapport à 2013.

De plus, M. Clennett s'inquiète, comme plusieurs autres ayant pris la parole lundi soir, de la gestion des déchets « ultimes ». Ces derniers sont ceux qui ne peuvent être ni recyclés, ni compostés.

Si à l'heure actuelle ils sont envoyés en enfouissement à Lachute, seule une proposition d'étude pour trouver une solution alternative est soumise à la Ville, ce qui en déçoit certains.

« Je regrette qu'on ne soit pas arrivés avec une solution, là on est seulement arrivé avec une proposition d'études », se désole Bill Clennett. « L'absence de propositions complètes sur cette question me laisse sur mon appétit. »

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