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Lock-out à l'hippodrome : une injonction limite la ligne de piquetage

Les employés en lock-out de l'hippodrome Rideau-Carleton déplorent une injonction provisoire de la Cour supérieure de justice de l'Ontario qui les oblige à établir leur ligne de piquetage en dehors des limites du site, ce qui les rapproche de la circulation au chemin Albion.

L'injonction provisoire, qui est entrée en application vendredi dernier, ordonne notamment aux syndiqués de limiter la longueur des files d'attente aux entrées de l'hippodrome à quatre véhicules.

Ils ne doivent pas empêcher le passage d'un véhicule pendant plus d'une minute et ils ne peuvent pas utiliser d'affiches ou de banderoles comportant les mots « Entrée interdite » ou « Arrêt ».

La Cour supérieure de justice limite aussi le nombre de piquets qui peuvent être installés à chacune des trois entrées du stationnement de l'hippodrome.

« Cette injonction nous a repoussés sur l'emprise municipale, ce qui nous place à moins de 3 m de la route. Cela pose un vrai problème de santé et de sécurité publique », a affirmé un protestataire, Brian Lancaster, lors d'une réunion du Comité de l'agriculture et des affaires rurales de la Ville d'Ottawa.

Cette injonction restera en application jusqu'à ce que la procédure pour la rendre permanente, lancée par la Société des loteries et des jeux de l'Ontario (OLG) et l'hippodrome Rideau-Carleton, arrive à son terme. Une audience à ce sujet est prévue le 8 juin prochain. Elle prendrait fin aussi dans le cas où le conflit de travail se réglerait.

OLG qualifie l'injonction « d'entente »

Un porte-parole d'OLG considère l'injonction comme une entente entre le syndicat et la partie patronale. Rui Brum affirme qu'il a fallu amener l'affaire devant les tribunaux parce que le syndicat ne voulait pas mettre en place un protocole encadrant la ligne de piquetage.

Selon lui, les automobilistes devaient parfois attendre plus d'une heure pour accéder au stationnement de l'hippodrome, ce qui était « inacceptable ».

Cependant, selon le syndicat, en restreignant la manière et l'emplacement où les employés peuvent mettre leur ligne de piquetage, cela les place trop près de la voie publique.

« On avait la ligne reculée d'environ une demi-douzaine de mètres, ce qui laissait plus d'espace [...] où on pouvait rentrer plus d'autos, pour avoir un mini stationnement si vous voulez », déplore le vice-président exécutif régional de l'Alliance de la fonction publique du Canada, Larry Rousseau.

Des incidents et un conseiller inquiet

Les 124 employés du casino de l'hippodrome Rideau-Carleton sont en lock-out depuis le 15 décembre 2015. Leur contrat de travail est arrivé à échéance le 1er janvier 2014.

Depuis le début du conflit, plusieurs incidents se sont produits et les plaintes de citoyens se sont multipliées à cause des conséquences du conflit sur le trafic routier.

La situation avait poussé le conseiller du quartier Osgoode, George Darouze, à faire part publiquement de son inquiétude et à demander une présence policière accrue aux abords de l'hippodrome.

Il souhaite maintenant que le Comité de l'agriculture et des affaires rurales fasse parvenir une lettre au ministère des Finances de l'Ontario ainsi qu'à la première ministre Kathleen Wynne afin d'exprimer les inquiétudes de la Ville d'Ottawa.

Les négociations achoppent notamment sur la question des augmentations salariales. OLG a offert une hausse de 3,5 % sur cinq ans alors que le syndicat en réclame 20 % sur la même période.

D'après un reportage de CBC

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