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Loi sur les services en français : l'Université d'Ottawa obtient une désignation partielle

En cette journée des Franco-Ontariens, le gouvernement de l'Ontario a donné la désignation restreinte à l'Université d'Ottawa, en vertu de la loi sur les services en français.

C'est-à-dire que dès janvier 2016, l'établissement sera dans l'obligation juridique d'offrir des cours en français pour la majorité des programmes de premier cycle et d'offrir des services aux étudiants dans la langue de Molière, des critères auxquels répond déjà l'Université.

Toutefois, les facultés de génie et de sciences sont exclues de la désignation bilingue pour les études de premier cycle.

L'entente actuelle inclut 80 % de la population étudiante francophone.

Par voie de communiqué, la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, affirme que « cette désignation aura des retombées positives et contribuera au renforcement de la communauté francophone de l'Ontario et à l'avenir de toute la province. »

Actuellement, plus de onze mille étudiants francophones fréquentent l'Université d'Ottawa. Cette nouvelle désignation permettra d'assurer une « protection » à ces étudiants, selon le professeur de droit de l'Université, Sébastien Grammond.

Le professeur de droit rappelle que cette désignation avait été importante dans le combat de l'hôpital Montfort.

L'Université d'Ottawa se réjouit de l'entente 

Après quatre ans de négociation avec le commissariat aux services en français de l'Ontario, le recteur de l'Université, Allan Rock, se réjouit de la signature d'une telle entente. « Enfin, c'est arrivé! », s'est-il exclamé en conférence de presse.

L'établissement n'en est pas à sa première tentative d'obtenir une telle désignation.

En 2012, le gouvernement ontarien avait renvoyé l'Université d'Ottawa faire ses devoirs, n'acceptant pas certains termes de la demande à l'époque.

L'établissement d'enseignement souhaitait revoir tous les quatre ans les programmes inclus dans la désignation en français.

Allan Rock ajoute que « les générations futures ont maintenant une garantie de suivre des cours en français ». 

D'ici les trois prochaines années, le comité mis sur place réévaluera la possibilité d'élargir la désignation à un plus grand nombre de programmes.

À ce moment, l'université évaluera la possibilité d'inclure les programmes de cycle supérieur. 

La désignation bilingue de l'Université d'Ottawa se veut un symbole pour la francophonie, mais cette francophonie réclame aussi depuis des années l'obtention de sa propre université de langue française. À cette question, Allan Rock affirme que l'Université n'est pas en mesure de répondre à ces demandes.

D'autres établissements d'enseignement en Ontario ont déjà reçu une désignation du gouvernement ontarien, dont l'Université de Hearst, l'Université Laurentienne, le Collège Boréal et La Cité.

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