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Lueur d'espoir dans les négociations entre les enseignants franco-ontariens et la province

L'Association des enseignants franco-ontariens a suspendu ses négociations avec la province, mais l'AEFO a bon espoir d'en arriver à une entente d'ici quelques jours.

Les négociations devraient reprendre cette semaine et la grève du zèle, prévue pour le 18 septembre (vendredi), pourrait ainsi être évitée.

Les avantages sociaux, l'autonomie et la charge de travail des enseignants sont au cœur des points en litiges dans ces pourparlers.

« Nous sommes partis en claquant la porte et les partis ne sont pas contents, explique le président de l'AEFO, Carol Jolin. On a décidé de suspendre la négociation pour faire le point, prendre un peu de recul et être capable d'analyser avec la tête froide parce que cinq jours de négociations intensives, ça finit par hypothéquer tout le personnel qui travaille à la table. »

Grève du zèle

La semaine dernière, le syndicat avait annoncé que ses membres entreprendraient une grève du zèle, notamment le boycottage des activités parascolaires, dès vendredi, faute d'une entente.

Dans son bulletin d'information interne, l'AEFO assure qu'elle « fera tout en son pouvoir pour briser l'impasse et parvenir à une entente avant le début de la grève du zèle ».

Pour sa part, la ministre de l'Éducation, Liz Sandals, dit qu'il revient aux deux syndicats qui n'ont toujours pas signé d'entente, soit l'AEFO et la Fédération des enseignants de l'élémentaire, d'expliquer pourquoi ils refusent d'accepter les termes des accords conclus avec leurs collègues des réseaux catholiques anglais et public anglais du secondaire. Elle précise que ces ententes de principe ne prévoient aucune augmentation du nombre d'élèves par classe.

Parents en appui

Certains parents questionnés sur les négociations des enseignants de leurs enfants étaient indifférents, d'autres se sont même dit être en faveur des demandes des enseignants.

« Je trouve qu'ils devraient avoir plus de soutient, surtout pour les enfants qui ont des besoins en lecture ou en écriture. Et il y a des listes d'attente et s'ils veulent favoriser l'éducation d'un enfant je trouve qu'ils devraient avoir plus de soutient, » raconte une mère d'un enfant qui fréquent l'école Francojeunesse d'Ottawa.

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