Les échanges étaient tendus par moment entre la candidate néo-démocrate Françoise Boivin et le candidat libéral Steve MacKinnon lors du débat de mercredi soir.

Ils étaient réunis autour d'une même table pour discuter d'enjeux locaux à l'occasion du débat organisé par la Ville de Gatineau.

Les trois autres principaux candidats de la circonscription de Gatineau, le conservateur Luc Angers, Philippe Boily, du Bloc québécois, et le représentant du Parti vert, Guy Dostaler, participaient également au débat.

Alors que les débats se faisaient sans éclat lors de la première partie, portant sur les infrastructures municipales, les échanges se sont réchauffés entre les candidats du NPD et du Parti libéral lorsque la question portait sur les enjeux sociaux. Les candidats se sont lancé quelques pointes à plusieurs reprises.

« Je dois être en avance pour qu'il m'achale comme ça », a indiqué Françoise Boivin, du NPD, pour tenter de calmer le jeu.

Le candidat libéral a été le premier à admettre que la bataille de la circonscription se fait entre le Parti libéral et le NPD.

Quant au conservateur Luc Angers, il croit toujours être dans la course. « On a espoir de faire des gains en Outaouais. La réponse est de plus en plus positive », ajoute-t-il.

Les autres candidats s'en tenaient à des discours, sans attaquer directement leurs collègues.

Les enjeux locaux sur la table

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, croit qu'il vit l'une des meilleures campagnes électorales fédérales de la récente histoire.

Infrastructures municipales, logements sociaux, transport en commun et diversification de l'économie régionale, les enjeux municipaux n'ont jamais été autant à l'avant-scène selon lui.

Les candidats ont été appelés à discuter de la division de la facture des infrastructures municipales.

Le NPD veut simplifier le financement octroyé par le fédéral pour soutenir les infrastructures. Le parti désire rendre celui-ci récurrent.

Le Bloc québécois veut revoir le financement des infrastructures en diminuant la part à payer des villes, tandis que le Parti libéral parle d'investir plus massivement. « On prévoit réduire ce montant de 33 % à 15 % », a ajouté le candidat Philippe Boily.

Le Parti conservateur a quant à lui rappelé l'importance d'investir, tout en gardant le budget équilibré.

Peu importe les promesses, le maire croit que sa municipalité sort gagnante à la suite du débat.

Au coeur d'un des quatre thèmes : un siège pour la municipalité au sein du conseil d'administration de la Commission de la capitale nationale (CCN).

Les candidats du NPD, du Parti vert et du Bloc québécois sont unanimes, si leur parti est porté au pouvoir, ils comptent offrir un siège aux maires de Gatineau et d'Ottawa.

Le candidat vert dans Gatineau, Guy Dostaler, croit que ce siège est nécessaire : « La CCN a pris plusieurs décisions qui ont choqué les citoyens. Il faut leur donner une voix. »

Les libéraux envisagent soit une participation accrue ou totale des deux maires de la région de la capitale nationale.

Le Parti conservateur avoue réfléchir à l'idée d'octroyer un siège à la Municipalité ou à lui donner un statut particulier.

Le nouveau pont interprovincial refait surface

L'ajout d'un autre pont reliant Gatineau et Ottawa se trouvait parmi les échanges corsés entre Françoise Boivin et Steve MacKinnon.

Le libéral a affirmé qu'étudier la question serait l'un de ses chevaux de bataille et qu'il s'agit d'une priorité pour les résidents.

Françoise Boivin a rapidement sursauté, ajoutant qu'il ne s'agissait pas de la priorité principale des citoyens de Gatineau.

Elle a déclaré que ce « sont les libéraux qui ont tué le projet d'ajout de pont, notamment Mauril Bélanger, candidat libéral dans Ottawa-Vanier ».

Plus d'articles

Commentaires