Retour

Lutte à l'itinérance : le temps presse, dit Droit-Accès Outaouais

À la suite de la fermeture définitive du projet de campement qui longe le ruisseau de la Brasserie, l'organisme Droits-Accès Outaouais estime que des mesures immédiates doivent être prises pour accueillir les itinérants, mais d'autres ne partagent pas cet empressement.

L'organisme réclame que la Ville de Gatineau trouve rapidement une alternative après l'annonce de la fin du projet-pilote de campement pour itinérants près du ruisseau de la Brasserie.

Pour tenter de pallier le problème, le Centre intégré de la santé et des services sociaux de l'Outaouais (CISSS-Outaouais) rencontrera mercredi soir plusieurs organismes communautaires sur les suites à donner depuis la fermeture du campement des sans-abri.

Gatineau prendra part à ces discussions, mais la conseillère Denise Laferrière rappelle que le dossier appartient principalement au CISSS de l'Outaouais.

« Parce que ce n'est pas dans notre mandat premier, c'est le mandat premier de Santé et Services sociaux de faire ce travail, et d'ailleurs, M. Godmaire qui est là a dit qu'il prendrait le leadership de ça », dit-elle.

Le Gîte Ami sera présent également à la rencontre, mais son directeur général, Luc Villemaire, rappelle qu'à long terme, l'objectif doit être de trouver un vrai logement aux itinérants.

Quelle que soit l'alternative trouvée au campement, le Collectif régional de lutte à l'itinérance plaide en faveur de services centralisés, là où se trouve cette clientèle vulnérable.

« De pouvoir avoir un lieu où les intervenants du centre-ville puissent prendre contact, établir une relation de confiance, puis pouvoir éventuellement tenter de les aider », ajoute le coordonnateur Alexandre Ranger.

Réaction du maire

Coïncidence ou non, Maxime Pedneaud-Jobin se trouve à Edmonton, où se tient un colloque des maires des grandes villes canadiennes sur la lutte à la pauvreté et à l'itinérance.

Il affirme que la municipalité ne compte pas attendre en 2017 avant d'agir. « Ça ne nous a pas empêchés de travailler tout de suite sur le terrain avec les partenaires », dit-il.

Le maire indique avoir tiré des leçons du projet-pilote du campement, qu'il a pu partager avec ses homologues en Alberta.

Il ajoute que les organismes seront en mesure de trouver une solution avec la ville.

Avec les informations de Mathieu Gohier

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine