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Lutte contre une nouvelle plante invasive à Ottawa

La présence de la renouée du Japon, une espèce invasive de plante particulièrement agressive, sur une douzaine de berges à Ottawa inquiète les experts.

La Rideau Valley Conservation Authority mène deux projets de front pour l'éliminer du ruisseau Sawmill, au sud de la capitale nationale, et en bordure de la rivière Jock, dans le quartier Barrhaven.

« La plante pousse de façon tellement agressive qu'elle accapare les berges, étouffe la végétation indigène et crée une barrière physique qui empêche les animaux d'accéder aux plans d'eau », illustre la coordonnatrice des deux projets, Rosario Castanon.

Preuve qu'elle ne peut être prise à la légère, la renouée du Japon peut même percer l'asphalte et les murs, avertit l'organisme de protection de la nature.

Cette plante est aussi capable de résister autant aux sécheresses qu'aux inondations et ses racines peuvent mesurer jusqu'à 10 mètres.

Pouvant mesurer jusqu'à trois mètres, la plante originaire d'Asie ressemble à du bambou. Elle a été importée en Amérique du Nord au 19e siècle pour servir de plante ornementale.

Elle s'est depuis répandue sur le continent et son apparition a été remarquée pour la première fois à Ottawa il y a quatre ans.

Une lutte de longue haleine

Les bénévoles de la Rideau Valley Conservation Authority luttent contre la renouée du Japon depuis maintenant trois ans, en coupant et en arrachant ses racines. Ils commencent enfin à voir le fruit de leurs efforts, indique Mme Castanon.

« Cette année, en moins d'une journée, nous avons été en mesure d'éliminer toutes les plantes qui se trouvaient à un endroit. Ça devient plus facile à gérer avec le temps », fait-elle remarquer.

L'organisme souhaite maintenant s'attaquer à la plante en bordure de la rivière Jock, sur un terrain appartenant à la Ville d'Ottawa.

Lorsque la Rideau Valley Conservation Authority aura la permission de la Ville, elle compte dans un premier temps couper les tiges de la renouée avant de la couvrir d'une bâche noire qui la privera de soleil, provoquant ainsi sa mort.

L'organisme pourra ensuite planter des espèces indigènes sur les berges.

L'agence souhaite obtenir le permis municipal le plus rapidement possible pour procéder avant que la renouée du Japon se reproduise.

Afin d'en limiter la croissance, l'Ontario a interdit l'importation, l'achat et la vente de la renouée du Japon.

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