Des patients d'Ottawa atteints de la maladie de parkinson ont recours à la boxe pour combattre leurs maux.

Jacques Séguin frappe sans relâche son sac lourd, tout en effectuant des jeux de pieds. Il peut également danser à la corde pendant de longues secondes.

M. Séguin souffre de la maladie de Parkinson depuis 14 ans. Jusqu'à tout récemment, cet ancien concierge scolaire n'osait plus sortir de chez lui et s'aventurer dans la rue.

Mais depuis qu'il suit des cours de boxe, sa vie a changé.

M. Séguin fait partie d'une douzaine de personnes qui suivent des cours intensifs de boxe sans contact au club Phoenix Boxing, situé sur l'avenue King Edward, au centre-ville d'Ottawa.

Pendant 30 minutes, les participants doivent frapper un sac lourd ou un sac de frappe, effectuer des jeux de pieds, sauter à la corde et simuler un combat, sans jamais entrer dans un ring.

Ces exercices permettent aux participants de mettre en pratique des habiletés que la maladie a atrophiées, en visant les neurotransmetteurs atteints par le parkinson.

L'entraîneur Chris Weissbach a lancé ce cours à titre de projet pilote il y a un an, avec l'aide de Parkinson Canada. Après avoir vu un reportage à CBC, il s'est inspiré d'une expérience américaine, le programme Rock Steady Boxing, qui a vu le jour en 2006.

Des chercheurs intrigués

L'initiative de M. Weissbach a capté l'attention de chercheurs de l'Université d'Ottawa, entre autres Julie Nantel, professeure adjointe à l'École de sciences de l'activité physique.

La Dre Nantel, qui se spécialise dans le phénomène de la marche liée à la maladie de Parkinson, tente de déterminer si la boxe bloque la progression de la maladie et en diminue les symptômes, comme les tremblements.

Jacques Séguin soutient que les épisodes de tremblement de ses mains et de ses pieds sont passés d'environ 40 par jour à 4, depuis qu'il suit des cours de boxe.

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