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Maintien de la veille consulaire à Ottawa: un élu français crie victoire

Le gouvernement français maintiendra les services consulaires de base actuellement offerts à ses ressortissants par son ambassade à Ottawa, selon un des quatre conseillers consulaires élus pour l'Ontario et le Manitoba.

Philippe Armengau, un élu de droite, a dit avoir obtenu l'assurance de la continuité de la veille consulaire au sein de l'ambassade à Ottawa lors du passage, le 13 octobre, du premier ministre Manuel Valls et du secrétaire d'État Matthias Fekl à Montréal.

M. Armengau affirme que l'État français entend finalement abandonner l'idée de remplacer la veille consulaire par un consul honoraire à Gatineau.

« Je resterai tout de même vigilant, car le poste qui avait été aboli au sein de la veille ne sera pas doté », écrit-il dans un courriel envoyé à Radio-Canada.

De son côté, le conseiller consulaire Marc Albert Cormier, un autre élu de droite qui représente la région de l'Ontario et du Manitoba, estime que le conseiller Armengau a créé une crise inexistante. « Il n'y a rien de nouveau », soutient M. Cormier, qui affirme que le maintien de la veille était connu depuis le printemps.

C'est aussi ce que confirme une troisième élue représentant les Français en Ontario et au Manitoba, la conseillère consulaire Francine Watkins.

M. Cormier croit que le conseiller Armengau aurait profité de la visite du premier ministre Manuel Valls pour obtenir de la visibilité. « Il aime se faire mousser dans la presse », avance-t-il.

M. Cormier rappelle qu'il avait déjà annoncé, en avril dernier, le maintien de la veille consulaire à la suite d'échange avec l'ambassadeur de France. Il ajoute que le consul général de France à Toronto avait d'ailleurs confirmé cette nouvelle en septembre, précisant que l'essentiel du travail effectué à la veille consulaire était fourni par le personnel de l'ambassade de France.

Le conseiller Armengau réplique quant à lui que la décision annoncée n'était pas officielle. « Nos services ont toujours été sur un siège éjectable », soutient-il. Selon lui, la rencontre avec le ministre Fekl, responsable des Français à l'étranger, a permis d'obtenir un engagement politique fort, qui va bien au-delà d'une simple décision administrative temporaire.

En 2005, la section consulaire de l'ambassade de France a fermé ses portes, mettant ainsi fin au service de proximité pour les ressortissants de la région.

Ces derniers doivent depuis se rendre à Toronto ou à Montréal pour certains services, comme une demande de passeport.

Une veille consulaire a toutefois été créée pour assurer les services de base, dont la réception des procurations de vote et la délivrance des certificats de vie.

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