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Maison de la francophonie d'Ottawa : le CEPEO reprend le flambeau

L'avenir de la Maison de la francophonie d'Ottawa est presque assuré, malgré les importantes difficultés financières, qui ont forcé l'arrêt des travaux de construction. Le Conseil des écoles publiques de l'Est de l'Ontario (CEPEO) a accepté de prendre le projet en main.

La rénovation de l'ancienne école Grant, acquise de la Ville d'Ottawa pour un dollar, a coûté beaucoup plus cher que les quatre millions de dollars accordés par le gouvernement provincial.

Des plans architecturaux inexacts datant des années 1920, ainsi que la construction d'un ascenseur et la présence d'amiante dans l'immeuble du chemin Richmond ont fait exploser la facture.

Depuis un an, la Coopérative multiservices francophone de l'ouest d'Ottawa (CMFO), qui est derrière le projet, tente sans succès d'obtenir des appuis financiers supplémentaires.

C'est devant cette impasse que le CEPEO a décidé de prendre la relève, d'autant plus que la Maison de la francophonie permettrait aux francophones de l'ouest de la capitale d'obtenir des services en français plus près de chez eux.

« Premièrement, on n'est pas très très présents dans l'ouest de la ville », explique la présidente du CEPEO, Linda Savard. « De pouvoir montrer à nos jeunes que l'école, c'est plus que juste une école et quatre murs, mais que c'est un espace communautaire où on peut vivre et s'exprimer en français [...] c'est ce qui nous intéresse le plus. »

Mme Savard rappelle que son conseil scolaire est un partenaire de la Maison de la francophonie depuis le début et qu'il comptait y occuper des locaux. Il était donc tout naturel, selon elle, de reprendre le flambeau pour mener le projet à terme.

Le CEPEO estime qu'il faudra injecter sept millions de dollars additionnels pour terminer les travaux de construction. Ceux-ci incluraient non seulement le projet original de réaménagement de l'école Grant, mais aussi la construction d'un gymnase et d'une salle communautaire.

Le conseil scolaire ne dispose toutefois pas des fonds nécessaires en ce moment. Ses dirigeants espèrent pouvoir bénéficier d'une nouvelle enveloppe provinciale.

Par ailleurs, la Ville d'Ottawa, qui est l'ancienne propriétaire de l'école Grant et de son terrain, s'est gardé un droit de refus en cas d'échec du projet. Il faudra donc obtenir son appui pour que la Maison de la francophonie voie enfin le jour.

D'après les informations du journaliste Gilles Taillon

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