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Maltraitance d'un enfant à Ottawa : des indices plus d'un an avant l'arrestation des parents

Une Ottavienne estime que le Service de police d'Ottawa (SPO) a été incapable de protéger un garçon dont les parents ont été reconnus coupables, il y a deux semaines, de maltraitance envers lui.

Quinze mois avant leur arrestation, le garçon s'est présenté chez cette femme, qui ne peut être nommée afin de protéger l'identité de la victime. Le garçon, maintenant âgé de 14 ans, était un ami d'école de sa fille.

L'Ottavienne affirme que le garçon lui a raconté que son père l'avait forcé à faire des centaines d'extensions de bras afin de le punir pour avoir menti. Il a précisé qu'il serait privé de nourriture s'il ne faisait pas les exercices exigés.

« Il a levé son chandail et j'ai pu voir sa cage thoracique et son ventre renfoncé [trad. libre] », raconte la femme. Elle ajoute qu'il avait des rougeurs s'apparentant à des brûlures. Il avait aussi des marques sur ses poignets, selon elle.

« On pouvait voir la peur dans ses yeux [trad. libre] », ajoute-t-elle.

La femme a contacté la police, qui s'est rendue sur place. Elle a toutefois été ébranlée par la façon dont une policière s'est adressée au garçon, alors que celui-ci tremblait et s'était mis en boule sur ses cuisses.

D'un ton agressif, la policière lui aurait demandé s'il savait que, s'il mentait, son père pouvait aller en prison, souligne la femme.

« Il ne mentait pas »

Les agents ont ramené le garçon chez lui. Ils sont ensuite revenus voir la femme pour lui dire qu'il y avait beaucoup de nourriture sur la table de la cuisine familiale. Ils lui ont aussi assuré que le garçon avait une vie de famille saine et heureuse, mais qu'il avait eu une petite dispute avec son père.

L'Ottavienne s'est dite horrifiée, plus d'un an plus tard, lorsque les parents du garçon ont été arrêtés et que les détails de l'histoire de maltraitance ont éclaté au grand jour.

« Il ne mentait pas. Il demandait de l'aide et l'aide n'a pas été au rendez-vous [trad. libre] », déplore la femme.

Le SPO est d'avis que l'information, telle qu'elle fut présentée en 2011, fit l'objet d'une enquête appropriée.

Don Sweet, surintendant à la police d’Ottawa

La police d'Ottawa n’a pas souhaité accorder une entrevue sur ce dossier, lundi, mais a précisé dans une déclaration écrite que l’incident de 2011 avait été traité de manière appropriée.

« L'enquête, menée en 2013 par la Police d'Ottawa et qui mena à des accusations contre deux individus, tint compte de tous les renseignements - y compris l'incident en 2011, lorsque la police répondit à un appel de service dans le cadre d'une affaire de personne portée disparue », écrit le surintendant Don Sweet.

Le ministère des Services à l'enfance et à la jeunesse de l'Ontario indique pour sa part qu'une fois une plainte déposée, la décision d'intervenir appartient aux policiers.

Avec des informations de CBC et de Claudine Richard

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