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Manifestation à l'Université d'Ottawa contre les compressions dans les services de bibliothèque

Des dizaines d'étudiants, de bibliothécaires et de professeurs de l'Université d'Ottawa ont manifesté, mercredi midi, devant le siège de l'administration universitaire au pavillon Tabaret.

Des compressions de 2 millions de dollars projetées par l'administration universitaire dans les services de la bibliothèque soulèvent l'indignation sur le campus.

L'établissement universitaire propose de mettre fin à son abonnement de 1000 bases de données, revues et publications savantes.

La réduction proposée représente 2 % du budget de 1 milliard de l'établissement universitaire.

Le vice-président aux communications de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, Francesco Caruso, soutient que ces compressions nuiront aux recherches des étudiants tout en réduisant la qualité de l'éducation.

À long terme, c'est l'excellence en recherche à l'Université d'Ottawa qui pourrait être menacée selon les manifestants.

Des associations étudiantes, dont la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa et des syndicats d'employés de l'Université, ont lancé une pétition contre ces réductions budgétaires. La pétition compte jusqu'à présent plus de 3500 signatures.

L'Université a mis en place en octobre un comité spécial pour trouver une solution aux contraintes financières qui touchent la bibliothèque.

« Le comité, sous la direction de la bibliothécaire en chef, examinera les enjeux liés aux publications savantes et l’impact qu’aurait une réduction des collections sur la recherche et l’apprentissage. Il recommandera des stratégies pour répondre aux besoins de nos chercheurs et de nos étudiants tout en tenant compte des défis budgétaires. Le comité sera composé de professeurs, bibliothécaires, étudiants ou administrateurs. Ils débuteront leurs travaux sous peu et présenteront un rapport au début 2017 » peut-on lire dans une note de l'Université.

Entretemps, l'établissement a décidé de suspendre provisoirement sa décision d'annuler son abonnement à plus de 1000 revues et bases de données jusqu'en janvier prochain.

Avec les informations du journaliste Gilles Taillon

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