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Manifestation au Parlement pour dénoncer la rafle des années soixante

Des Autochtones qui ont été adoptés durant la rafle des années 1960 se sont rassemblés devant le Parlement à Ottawa, vendredi, pour demander au gouvernement fédéral de réformer le système d'adoption des enfants autochtones.

« Le message aux survivants est : vous n'êtes pas seuls et nous nous battons pour obtenir des réponses », a déclaré l'un des organisateurs de la manifestation, Duane Morrisseau-Beck.

Durant les années 1960, 1970 et même au début 1980, environ 20 000 enfants autochtones ont été arrachés à leur famille pour être adoptés par des familles blanches ailleurs au Canada, aux États-Unis et aussi loin qu'en Europe.

Les enfants ainsi adoptés étaient coupés de tout contact avec leur culture, leur famille d'origine et leur identité antérieure. Plusieurs ont été victimes de sévices physiques et sexuels, et certains ont développé des dépendances à l'alcool ou aux drogues ou encore des troubles psychologiques par la suite.

Duane Morrisseau-Beck a été adopté à sa naissance au Manitoba en 1968. En 1977, il a repris contact avec sa mère, Geraldine Beck, qui s'est jointe à lui lors de la manifestation à Ottawa.

« C'est comme si j'avais été absent depuis longtemps et que j'étais enfin retourné à la maison », a-t-il déclaré. « C'était un long processus pour retrouver qui je suis et mieux connaître ma communauté. »

Une lettre ouverte au premier ministre Trudeau

Duane Morrisseau-Beck fait partie d'un groupe d'autochtones adoptés durant la rafle des années soixante qui se réunit pour s'entraider. 

Le groupe a écrit une lettre ouverte au premier ministre Justin Trudeau, l'hiver dernier, dans laquelle il demande au gouvernement de créer une table ronde pour discuter du haut taux d'adoption des enfants autochtones au pays. Il n'a toujours pas reçu de réponse à sa demande.

Rawd Bélanger, de Yorkton en Saskatchewan, est venu à Ottawa pour la première fois pour la manifestation. « J'ai été adopté quand j'étais très jeune. J'avais trois ans. C'est un problème qui m'a accompagné toute ma vie d'adulte », souligne M. Bélanger.

À 55 ans, Rawd Bélanger affirme que rencontrer d'autres enfants autochtones adoptés a eu un impact positif pour lui. « J'aurais aimé avoir cette chance quand j'étais plus jeune. »

D'après CBC

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