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Manque à gagner à Gatineau : des choix budgétaires difficiles à venir

Les élus de Gatineau auront des choix importants à faire lors du prochain budget, dans un contexte où la Ville doit composer avec un manque à gagner de 4,6 millions de dollars. Il s'agit d'un manque à gagner structurel, prévu chaque année par la Municipalité.

Un texte de Louka Jacques

Selon le maire, il s'agit d'un choix pour absorber la croissance, mais qui entraîne des compressions et des réductions lors du budget.

« On se met nous-mêmes dans une situation où, chaque année, il y a un certain nombre de millions à aller chercher pour aller boucler le budget de l'année d'après. [...] Donc, il y a un exercice constant de compressions à la Ville », explique Maxime Pedneaud-Jobin.

La Comission de révision des dépenses et des services joue un rôle important pour atteindre un budget équilibré. Elle tente ainsi d'identifier les dépenses et les services qui peuvent être optimisés.

Parmi les mesures mises de l'avant pour limiter et éliminer le manque à gagner, il y a un plafonnement de la contribution de la Ville de 3 millions de dollars à la Société de transports de l'Outaouais (STO).

Gatineau veut aussi contrôler sa masse salariale, en révisant ses programmes et services.

Selon le maire, des mesures mises de l'avant par le gouvernement du Québec, avec sa loi 15 sur la réforme des régimes de retraite, vont aider la Municipalité à mieux contrôler cette dépense.

D'ailleurs, il n'y a pas de nouvelles enveloppes budgétaires pour la création de postes à Gatineau.

Les citoyens devront faire leur part

Gatineau ne sera pas en mesure de combler le manque à gagner de 4,6 millions uniquement par la rationalisation de ses dépenses et de ses services... et les citoyens seront appelés à contribuer.

Maxime Pedneaud-Jobin et le président du comité du budget, Denis Tassé, n'ont pas voulu s'avancer sur la façon d'y parvenir, même s'ils ont offert des pistes à quelques semaines des discussions budgétaires.

Le maire affirme qu'il a le mandat de respecter son cadre financier, qui prévoit une hausse annuelle de taxe foncière équivalente à l'indice des prix à la consommation, soit 1,9 %. Il faut à cela rajouter la taxe dédiée aux infrastructures de 1 %.

Les contribuables gatinois doivent au moins s'attendre à une hausse de taxe de 2,9 %. Est-ce que l'augmentation sera plus importante? Maxime Pedneaud-Jobin n'est pas chaud à l'idée, même s'il est conscient que cela fera partie des discussions budgétaires.

L'autre option, celle qui semble la plus probable, est une hausse de la tarification de certains services. Gatineau l'a fait l'an dernier pour tout ce qui touche aux piscines et aux cours aquatiques.

Les élus pourraient récidiver en augmentant d'autres tarifs.

Les discussions budgétaires sont prévues à la mi-novembre. C'est à ce moment-là que les contribuables gatinois auront une meilleure idée de l'effort qu'ils auront à effectuer pour combler le manque à gagner de la Ville de Gatineau.

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