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Manque d'infirmières : le CISSSO a toujours recours aux agences privées

Les heures de travail supplémentaires effectuées par les infirmières de la région de l'Outaouais demeurent une préoccupation constante pour les gestionnaires du CISSSO. Des membres des Ressources humaines et des Soins infirmiers se sont réunis de toute urgence, ce matin, pour comprendre la raison pour laquelle le nombre d'heures supplémentaires est élevé.

La rencontre d'aujourd'hui visait à trouver des pistes de solution pour ramener le tout sur la bonne voie.

« C'est clair, net et précis qu'il y a des enjeux auxquels, on est très présents », avance Robert Giard, directeur adjoint à la Direction des ressources humaines, communications et affaires juridiques du CISSSO.

« On veut travailler avec nos parties prenantes pour voir comment on peut améliorer ça. »

« On est encore en manque de personnel, il est peut-être moins grand, mais on a encore beaucoup de temps supplémentaire volontaire et obligatoire », souligne Lyne Plante, présidente du Syndicat des professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires du CSSS de Gatineau.

Cette situation, rappelle-t-elle, se traduit par de l'épuisement professionnel. « Chose que l'on vit déjà! »

Main d'oeuvre indépendante

Il y a quelques années, le CISSSO a eu recours aux infirmières des agences privées pour pallier la pénurie d'infirmières. Mais le coût exorbitant de cette mesure ainsi que l'instabilité que peut provoquer un roulement de personnel non dédié ont forcé l'organisation à faire de moins en moins appel à de la main-d'oeuvre indépendante.

« Notre clientèle, les personnes qui sont malades, a besoin de stabilité, de reconnaître les visages », souligne Robert Giard. « Quand on fait affaire avec la main-d'oeuvre indépendante, ça fait beaucoup de roulement de personnes qui sont là et cela a des incidences. »

Pour ne pas mettre trop de pression sur le personnel infirmier des hôpitaux, le CISSSO a procédé à plusieurs embauches.

Depuis cinq ans, 500 infirmières ont été embauchées dans le but de ne pas faire faire trop de temps supplémentaires aux infirmières régulières. Et le recours au privé a diminué de 65 %.

Le hic, c'est que malgré cet effort d'embauche, le nombre d'heures supplémentaires du personnel est toujours élevé. Le temps supplémentaire du personnel diminue, mais ce n'est pas suffisant pour cesser complètement l'embauche de main d'oeuvre indépendante.

Pour arriver à ne plus dépendre des agences privées, la région devra recruter encore plus de personnel. Le recrutement d'infirmières a toujours été un défi pour l'Outaouais.

Le CISSSO tente de combler un déficit de 100 infirmières et d'éliminer complétement la main d'oeuvre indépendante dans deux ans.

Avec les informations de Marie-Lou St-Onge

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