Retour

Marche à Gatineau pour dénoncer la culture du viol

Une cinquantaine de manifestants s'était donné rendez-vous, mercredi soir, en face de l'Université du Québec en Outaouais (UQO). Ils ont amorcé leur marche pour dénoncer la culture du viol en même temps que d'autres personnes aux quatre coins du Québec.

Gatineau s'est jointe aux villes de Montréal, Québec, Sherbrooke et Saguenay pour lancer un message contre la banalisation des agressions sexuelles dont les femmes sont victimes, dans la foulée de l'affaire Sklavounos et des événements survenus à l'Université Laval.

Les participants, qui ont marché de l'UQO jusqu'à la Maison du citoyen de Gatineau, se sont rappelés les événements à caractère sexuel qui ont marqué les deux universités de la région au cours des dernières semaines.

En septembre, l'UQO a fait parler d'elle pour une activité organisée par l'équipe des Jeux de la communication. « Les 12 travaux d'Hercule  » proposaient des défis osés, qui promettaient des points en récompense à ceux qui les complèteraient.

Du côté de l'Université d'Ottawa, un article paru dans le journal étudiant La Rotonde a exposé le Tour des anciens, une activité où les partisans auraient obtenu des points en échange de gestes parfois sexuels.

« Nous sommes là en solidarité pour toutes les personnes qui se sentent oppressées par ce genre d'initiations à caractère sexuel », a indiqué l'une des organisatrices de la marche à Gatineau, Marie-Ève Boisvert.

Jeudi, l'émission Sur le vif a tenu une table-ronde en lien avec cette actualité. Marie-Lou St-Onge a discuté avec Simon Drolet, directeur général du Centre d'intervention en abus sexuels pour la famille, Julie Vautour et Patrick Ladouceur, tous deux étudiants à l'Université d'Ottawa, ainsi que Josée Laramée, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel francophone (CALACS) d'Ottawa.

Plus d'articles