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Match Panda : beaucoup à gagner pour les Gee-Gees

Les Gee-Gees de l'Université d'Ottawa ont beaucoup à gagner au Match Panda. Ils veulent protéger leur saison parfaite, mais surtout battre les Ravens de Carleton pour la première fois depuis 2013.

Un texte de Kim Vallière

« Deux fois de suite, ça n'a pas fini comme on le voulait, mais cette année on est pas mal confiants », affirme Khadim Mbaye, un vétéran de trois saisons avec les Gee-Gees. « Quand tu perds ce match-là, tu dois attendre un an complet avant d'avoir ta revanche. C'est sûr que tu y penses. »

Le secondeur était présent pour les défaites d'Ottawa de 48-45 en 2015 et de 33-31 en 2014, tout comme le quart-arrière Derek Wendel.

« Nous voulons leur montrer qui nous sommes. Leur donner une idée de ce que sont les Gee-Gees 2016 », mentionne le vétéran de cinquième année, qui en sera à sa dernière participation au Match Panda.

Le Gris et Grenat connaît un parcours sans faute jusqu'à maintenant, avec quatre victoires en autant de rencontres. Des performances qui lui valent le 7e rang du classement canadien des équipes de football universitaires. Les Ravens (3-2) occupent le 10e rang.

« C'est l'équipe qui sera la plus durable qui va l'emporter. L'équipe qui va jouer jusqu'à la dernière minute. Il va falloir être physique avec ces gars-là. Ils sont gros, mais on est rapide » détail avec passion Mbaye.

Le Montréalais ajoute qu'une pression supplémentaire repose sur les épaules des joueurs des Gee-Gees, pour reconquérir Pedro, le nom donné au trophée de panda.

« On ne peut pas laisser les attentes des autres affecter notre jeu », conclut Mbaye.

Fiche parfaite et contrôle de la nervosité

À mi-chemin du calendrier, les joueurs des Gee-Gees croient qu'il est possible de remporter les quatre dernières rencontres pour afficher une fiche parfaite à la fin de la saison régulière.

« Pourquoi pas? », demande le nouveau coordonnateur défensif de l'équipe, Jean-Vincent Posy-Audette. « Il faut prendre ça un match à la fois. Ça sonne cliché, mais c'est comme ça. En ce moment, c'est le Match Panda, ramener Pedro. Ensuite, ce sera le prochain adversaire. »

La clé pour finalement battre les Ravens? Ne pas laisser les émotions prendre dessus, selon celui qui a passé deux ans avec l'organisation comme dépisteur et adjoint aux opérations football avec les Alouettes de Montréal avant de se joindre à l'Université d'Ottawa.

« L'équipe qui va le mieux exécuter, contrôler ses émotions et éviter les revirements va l'emporter. Le football, c'est un sport d'émotions, surtout en défense. Il faut savoir bien canaliser ça ».

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