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Mélanie Joly à la tête de la CCN : « Un rôle purement honorifique! »

La nomination de Mélanie Joly à la tête de la Commission de la capitale nationale (CCN) a soulevé bien des remous, aujourd'hui. Certains acteurs de la scène régionale ne comprennent pas la raison pour laquelle cette responsabilité a été confiée à une Montréalaise.

Un texte de Angie Bonenfant

La première en liste à se plaindre est la députée ontarienne de Nepean-Carleton, Lisa MacLeod.

Dans un message twitter envoyé à ses partisans, Mme MacLeod dit avoir été ulcérée d'apprendre que le poste n'avait pas été confié à une personne de la région d'Ottawa ou de Gatineau.

Elle aurait aimé voir dans ces fonctions Andrew Leslie, député d'Orléans, ou Mauril Bélanger, député d'Ottawa-Vanier qu'elle considère comme étant de « vrais leaders ».

Sous le règne de Stephen Harper, tous les ministres responsables de la CCN, étaient des politiciens locaux. C'était une décision politique, puisque rien dans la Loi sur la capitale nationale n'oblige le gouvernement à nommer une personne originaire de la région.

Cette façon de faire du gouvernement Harper n'a pas minimisé pour autant les conflits entre la CCN et les mucipalités, par exemple.

Les maires d'Ottawa et de Gatineau ont longtemps exigé d'avoir un poste sur le conseil d'administration de l'agence fédérale afin d'avoir une emprise sur les décisions touchant leurs villes.

Une demande qui a reçu une fin de non-recevoir assez abrupte, en 2014.

Ministres responsables de la CCN

1. Pierre Poilièvre (PCC)

2. John Baird (PCC)

3. Lawrence Cannon (PCC)

4. Liza Frulla (PLC)

5. Sheila Copps (PLC)

Poste honorifique

« La personne en charge de la CCN n'est pas vraiment en charge! », rappelle Gilles Paquet de l'École de gestion Telfer à l'Université d'Ottawa. « C'est un rôle purement honorifique! »

Que la personne choisie pour être ministre responsable de la CCN soit d'Ottawa ou de Chibougamau n'a aucune importance, puisque le ministre en question n'a pas réellement de pouvoir.

« Ce que l'on ne veut surtout pas, c'est que le ministre intervienne dans le fonctionnement de la société d'État. Le Parlement a décidé que la CCN devait être un organisme qui se tient à bout de bras des politiciens », soutient M. Paquet.

« Le Parlement a pensé que la CCN serait mieux gérée par un conseil d'administration entièrement indépendant que par les volontés et les caprices d'un ministre. »

McKenna a tort

Sur les ondes d'une émission de la radio de la CBC, la ministre de l'Environnement et du Changement climatique et députée d'Ottawa-Centre, Catherine McKenna, a dit vouloir accompagner Mélanie Joly pour réformer la CCN.

Gilles Paquet dit que Mme McKenna n'a pas encore très bien compris ce qu'est une société d'État.

« J'attribue ça à une ignorance naturelle d'une personne qui vient d'entrer il y a 48 heures au gouvernement et qui ne sait pas qu'il y a des choses auxquelles elle ne peut pas toucher... Pour faire ce qu'elle dit, il faudrait changer le statut de la CCN. »

« Je crois que lorsque Mme McKenna va parler à son sous-ministre, il va lui dire que ce n'est pas de ses affaires! »

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