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Même suspendus, des policiers d'Ottawa toujours sur la « sunshine list »

Des agents suspendus avec salaire du Service de police d'Ottawa (SPO), ont coûté plus d'un demi-million de dollars en rémunération.

La suspension la plus ancienne date de décembre 2011, ce qui signifie que le policier en question perçoit un plein salaire depuis cette date sans travailler, mise à part une parenthèse de cinq mois en 2014 entre deux audiences.

Si le salaire moyen des policiers ontarien est de 90 000 $, quatre des six agents suspendus dans la capitale nationale ont des salaires qui figurent sur la « sunshine list », la « liste dorée » des fonctionnaires percevant plus de 100 000 $ par an.

  • Suspension : décembre 2011, salaire inconnu
  • Suspension : juin 2012, salaire en 2015 de 109 935, 64 $
  • Suspension : février 2013, salaire en 2015 de 111 964,28 $
  • Suspension : octobre 2014, salaire en 2015 inconnu
  • Suspension : septembre 2015, salaire en 2015 de 110 664,48 $
  • Suspension : novembre 2015, salaire en 2015 de 106 809,17 $

Des changements demandés

L'inspecteur Chris Rheaume, qui est responsable de la Section des normes professionnelles à la police d'Ottawa, dit que c'est le genre de situation qui lui fait se demander « à quel moment assez, c'est assez ».

Selon lui, le chef Charles Bordeleau et certains de ses homologues ontariens militent pour un changement à la Loi sur les services policiers, qui les oblige à suspendre avec salaire les agents accusés criminellement.

Selon la législation, ces derniers ne peuvent se voir privés de leur rémunération qu'une fois qu'ils sont condamnés à une peine de prison.

Chris Rheaume admet qu'il a des inquiétudes sur la façon dont le public et les autres policiers perçoivent cet état de fait.

Dans toutes les autres provinces canadiennes, les chefs de police peuvent décider de suspendre leurs agents avec ou sans salaire, lorsque ceux-ci font face à des accusations.

Un système en entier à revoir, selon certains

Le président de l'Association des policiers d'Ottawa, Matt Skof, estime que le véritable problème est le délai nécessaire pour mener à bien le processus disciplinaire de manière équitable.

« Le côté négatif est que les gens sont fâchés parce qu'ils sont payés, mais au moins, leur présomption d'innocence est préservée », souligne-t-il.

Il dit qu'il fait partie d'un comité qui se penche sur la question et il croit que la question est beaucoup plus complexe qu'elle en a l'air.

M. Skof estime que plusieurs modifications devront être faites pour que les agents ne soient pas les victimes de préjudices.

Avec des informations d'Amanda Pfeffer et Laurie Trudel

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