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Menace de grève dans les collèges en Ontario

Les négociations entre le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) et la direction de 24 collèges de l'Ontario, dont La Cité et le Collège Algonquin à Ottawa, sont dans l'impasse depuis que cette dernière a déposé son offre finale mardi. Si aucune solution n'est trouvée, les professeurs seront en grève dès lundi.

Le Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario (SEFPO) demande une plus grande indépendance académique face à la direction, mais souhaite surtout l'embauche de professeurs à temps plein afin de diminuer le nombre d'enseignants contractuels.

« Trois professeurs sur quatre sont dans cette situation-là », a expliqué la porte-parole du SEFPO, Mona Chevalier. « Au collège Boréal, à Sudbury, plus de 80 % du personnel est contractuel. Ils [les directeurs de collèges, NDLR] ont pris avantage de ça et ils font des économies sur le dos du personnel scolaire contractuel. »

« Il y a 1000 postes à temps plein qui ont été créés dans les collèges de l'Ontario au cours des cinq dernières années », s'est défendu la responsable des communications à La Cité, Pascale Montminy.

La direction des collèges affirme avoir déposé son offre finale mardi. Depuis, les négociations sont dans l'impasse.

Dans un communiqué, le SEFPO dit que le Conseil des employeurs des collèges a quitté la table des négociations, mais depuis la direction de La Cité a indiqué à Radio-Canada que les pourparlers se poursuivaient.

Si aucune solution n'est trouvée, une grève sera déclenchée à 00 h 01 dans la nuit de dimanche à lundi.

La grève pourrait déranger certains étudiants

« Une semaine ce n'est pas trop pire, mais quand ça dure deux mois, ça devient moins le fun », a souligné Antoine Harvey-Boudreault, étudiant à La Cité d'Ottawa.

Les enseignants des collèges ont fait la grève 3 fois en 30 ans. Le dernier conflit remonte à 2006. L'arrêt de travail avait duré trois semaines.

« La dernière grève a duré trois semaines, ça ne devrait pas être si pire que ça », a expliqué Antoine Harvey-Boudreault.

« Je ne veux pas que mon année retarde, donc c'est stressant », a raconté une autre étudiante de La Cité.

Et selon d'autres étudiants, une courte grève leur permettrait de terminer leurs travaux.

La direction de La Cité a mis un guide à la disposition de ses étudiants en cas de grève.

Le SEFPO représente 13 000 professeurs, instructeurs, conseillers et bibliothécaires des 24 collèges de la province.

Avec les informations de Claudine Richard

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