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Mesures de sécurité rehaussées : la nouvelle réalité des festivals

Les festivaliers qui se rendront au Bluesfest d'Ottawa devront s'attendre à passer par des détecteurs de métal et à une fouille attentive de leurs sacs. Autre nouveauté, cet été :  une fois admis sur le site, les spectateurs ne pourront plus en ressortir.

Un texte de Kevin Sweet

Le Bluesfest d'Ottawa n'est toutefois pas le seul événement à revoir et à resserrer ainsi ses mesures de sécurité. Et faire marche arrière, une fois ces mesures instaurées, ne semble pas une option.

Les fouilles des sacs existent depuis longtemps, lors de spectacles. C’était à l’époque où l’alcool et les appareils photographiques que les gens y dissimulaient représentaient les plus grandes menaces.

Dans le cas des détecteurs de métal, l'exception est aujourd'hui devenue la norme.

D'abord utilisés seulement lors de certains spectacles et événements sportifs, ils sont maintenant un passage obligé, lorsque le public se présente dans les grands amphithéâtres d'Amérique du Nord et du monde.

L'attentat survenu à Manchester au terme d'une prestation d'Ariana Grande, le 22 mai 2017, et ayant fait 22 victimes, a notamment changé la donne.

Les organisateurs du Bluesfest ont donc décidé d’être proactifs quant au protocole mis en place pour leur événement, cette année.

En plus des détecteurs de métal, les agents de sécurité porteront une attention particulière au contenu des sacs, qui ne devront pas être plus gros qu'une « boîte de chaussures ».

Une sécurité en fonction de la clientèle

Or, le Bluesfest ne fait pas exception. Les organisateurs du Festival d’été de Québec (FEQ) doivent annoncer mercredi des nouvelles mesures de sécurité en lien avec la logistique de ses différents sites.

D’autres événements estivaux, dont le festival Osheaga de Montréal, ont pour leur part déjà recours aux détecteurs de métal à leurs points d'entrée.

Du côté du Festival de montgolfières de Gatineau (FMG), la sécurité sur le site est actuellement au coeur des discussions, même si des fouilles de sacs ont toujours eu lieu, quoique ce sont des fouilles dites « sommaires ».

Le directeur de production du FMG cite les policiers, pompiers, infirmiers, agents de sécurité et les quelque 350 bénévoles dédiés à cet aspect de l'événement avec lesquels sont coordonnées les ajustements nécessaires, « ici et là ».

« Pour certaines soirées, dépendamment de la programmation, [on déploie] plus de policiers, plus d'agents de sécurité. Ça, c'est des ajustements qu'on peut faire en cours d'une édition, même », fait valoir Martin Ouellet.

Les organisateurs du FMG n'entrevoit pas mettre en place de détecteurs de métal dans un avenir rapproché. Ils songent néanmoins adopter des bracelets avec des puces, comme ceux utilisés lors des matchs des Sénateurs, dès 2019. Cette technologie permet de valider qu'un festivalier ne puisse pas entrer une deuxième fois avec le même bracelet sans être sorti du site préalablement.

« [Le festivalier] est scanné à son entrée, il est scanné à sa sortie [...] pour s'assurer qu'il n'y ait pas de falsification », précise M. Ouellet.

Difficile de faire marche arrière

Pour une deuxième année consécutive, les mesures de sécurité ont été rehaussées sur la colline du Parlement pour la Fête du Canada, incluant la fouille des sacs. Le protocole s'avérait toutefois légèrement moins sévère que l’an dernier, alors qu'il y avait des détecteurs de métal en place.

« Le parlement est quand même un endroit très célèbre, les gens viennent sur la colline du Parlement pour fêter la Fête du Canada. Alors nous voulons créer une zone sécurisée pour qu’ils se sentent à l’aise et en toute sécurité », enchaîne Mme Côté.

Selon la surintendante, il serait maintenant difficile de faire marche arrière, une fois les mesures de sécurité adoptées.

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