Retour

Meurtre de Thérèse Gauvreau : le SPVG fait son mea-culpa

Le directeur du Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) a admis, mardi après-midi, que des procédures n'auraient pas été suivies, la semaine dernière, lors des événements entourant le meurtre de Thérèse Gauvreau.

« Des directives de travail bien établies dans de telles circonstances n'auraient pas été suivies par le préposé ayant reçu et traité l'appel 911 », a affirmé Mario Harel lors d'un point de presse.

Les policiers ont mis 30 minutes à se rendre sur les lieux de l'appel qui a mené à la découverte du corps inanimé de la dame de 83 ans. Un délai d’intervention qui serait au-delà des normes.

Ça a pris 30 minutes; ce n'est pas acceptable. Il y a eu un mauvais traitement dans l'appel.

Mario Harel, directeur du Service de police de la Ville de Gatineau

L’appel en question a été fait par Ousmane Alkaly, un voisin de Mme Gauvreau, après que ce dernier eut aperçu un rôdeur au comportement étrange aux abords de sa maison. Selon M. Alkaly, l’homme criait, frappait sur les murs de la maison et paraissait en transe.

Les policiers se sont d’abord présentés au domicile de M. Alkaly. Ils ont ensuite trouvé un homme suspect près de chez sa voisine et ils ont découvert le corps de Mme Gauvreau.

« L'appel aurait dû être traité de façon prioritaire », a soutenu le chef Harel lors du point de presse. Si ça avait été le cas, un policier affecté ailleurs aurait dû être libéré pour y répondre.

Des mesures administratives ont été prises contre le répartiteur qui a reçu l'appel, a assuré M. Harel.

Le SPVG promet qu'une analyse complète de la gestion des appels d'urgence sera effectuée au cours des prochains mois pour qu'un tel drame ne se reproduise pas. Les conclusions de cette enquête seront connues au mois de mai prochain.

Le maire fait confiance aux policiers

Le maire de Gatineau a profité du point de presse du SPVG pour s'exprimer pour la première fois de vive voix dans ce dossier. Maxime Predneaud-Jobin a réitéré sa confiance envers le chef Harel.

« Je tiens à dire qu'à aucun moment je n'ai été inquiété par la capacité du SPVG et de son chef de porter un regard critique sur la situation », a-t-il déclaré.

M. Pedneaud-Jobin a rappelé que son cabinet est en lien avec la direction du corps policier depuis la semaine dernière.

Il y a des mesures immédiates qui ont été prises et d'autres qui vont suivre.

Maxime Pedneaud-Jobin, maire de Gatineau

Le maire a ajouté qu'une enquête externe, comme le réclame la conseillère Louise Boudrias, n'est pas justifiée. Il a soutenu que le directeur Harel s'est toujours donné comme objectif de protéger les citoyens, tout en assurant l'intégrité du SPVG. « On a une culture policière qui est saine à Gatineau », a-t-il précisé.

M. Pedneaud-Jobin a dit souhaiter que les analyses réclamées par le conseil municipal, mardi, permettent de vérifier l'efficacité des processus lors de la réception d'un appel d'urgence.

Plus d'articles

Commentaires